Un récent sondage de Toluna Harris Interactive a révélé que la participation d'Édouard Philippe et Gabriel Attal à la présidentielle de 2027 pourrait ouvrir la voie à Jean-Luc Mélenchon pour le second tour. Bien que Philippe soit perçu comme un concurrent plus redoutable que son camarade Attal, leur présence sur la ligne de départ pourrait fragmenter les voix du camp macroniste, favorisant ainsi le leader Insoumis.
D'après une enquête réalisée pour M6/RTL, le score des candidats du Rassemblement National (RN) serait sensiblement au-dessus de celui de Mélenchon dans un scénario de second tour. Si Marine Le Pen ou Jordan Bardella étaient les représentants, ils rassembleraient entre 57 % et 68 % des voix contre Mélenchon, qui obtiendrait entre 54 % et 57 % dans les mêmes conditions.
Lorsque l'on examine les tendances du premier tour, le sondage montre que si Attal se présente, il pourrait obtenir entre 9 % et 15 % des voix, tandis que Philippe se situerait autour de 13 % à 15 %. Cette division pourrait permettre à Mélenchon, en s'érigeant en alternative, de se qualifier avec 14 % des voix, un scénario qui pourrait bien surprendre le paysage politique actuel.
Gilbert Collard, analyste politique, souligne que « cette dynamique ouvre de nouvelles possibilités pour Mélenchon qui, bénéficiant d'un soutien croissant dans les sondages, pourrait transformer la donne ». En effet, selon une autre étude de Toluna Harris Interactive, Mélenchon avait déjà vu ses intentions de vote augmenter, passant de 12 à 14 % par rapport à des sondages antérieurs.
Dans ce contexte, le Rassemblement National semble toujours largement en tête, avec des projections variant entre 31 % et 34 %pour le premier tour. En parallèle, Raphaël Glucksmann, également en lice, oscille entre 10 et 11 %, suivant de près la tendance des autres candidats qui peinent à atteindre 5 %.
L'enquête, réalisée en ligne entre le 25 et le 27 mai, a impliqué 1 744 participants inscrits sur les listes électorales, avec une marge d'erreur estimée entre 1 et 2,3 %. Ces chiffres nous rappellent que les sondages, bien qu'indicatifs, ne préfigurent pas nécessairement l'issue des élections.







