L’Assemblée de Corse s’est tenue en session ce vendredi à Ajaccio, bien que cette rencontre soit principalement administrative. Durant les échanges, le président du conseil exécutif, Gilles Giovannangeli, a abordé les perquisitions menées les 27 et 28 mai au sein des locaux de l'ADEC et de la CADEC.
« À l’heure actuelle, nous sommes en phase d’enquête préliminaire, et personne n’a encore été auditionné », a déclaré Gilles Giovannangeli. Il a précisé que les investigations concerneraient des marchés publics émanant de l'ADEC, impliquant des financements européens en lien avec le plan de relance post-Covid.
Le président a également insisté sur le fait que l’enquête ne se concentrerait pas sur « la construction du marché », mais sur les « mécanismes d’attribution ». « Nous évoluons dans un temps médiatique, tandis que celui de la justice est souvent plus étendu. Je ne suis pas en position de commenter une enquête en cours », a-t-il déclaré, rappelant le principe fondamental de la présomption d’innocence et le refus de toute instrumentalisation, ainsi que l'idée de ne pas généraliser les soupçons.
Enfin, il a exprimé son soutien envers les agents, notant : « Voir une vingtaine de policiers armés, accompagnés d’un procureur, intervenir à 8h30 du matin pour perquisitionner des bureaux administratifs, illustre le fossé qui peut exister entre la réalité et les méthodes employées. » Ces propos soulèvent des questions sur la proportionnalité de telles interventions administratives.







