Alors que l'épidémie d'Ebola progresse en République démocratique du Congo, Donald Trump semble redoubler de vigilance pour protéger les États-Unis. Selon NBC News, sept Américains ayant été exposés au virus seront rapatriés... en Europe. Cette décision, justifiée par un allègement des temps de vol, a suscité l'inquiétude parmi les spécialistes.
Eviter la propagation d'Ebola
Ce choix a été pris lors d'une réunion cabinet le 20 mai, où le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré : "Aucun cas d'Ebola ne doit entrer aux États-Unis". Initialement, l'administration espérait établir une quarantaine au Kenya, mais celle-ci a échoué. Le centre envisagé était contesté par l'Institut Katiba, qui défendait les droits des Kényans contre ce qu'ils considéraient comme une mesure discriminatoire, poussant ainsi Washington à revoir sa stratégie.
Ebola, la politique et ses implications
À présent, les Américains infectés par le virus seront dirigés vers des pays européens dont les noms restent encore flous. Un précédent a déjà eu lieu : un médecin américain, testé positif après avoir travaillé dans un hôpital congolais, a été évacué vers l'Allemagne. Sa famille est actuellement en quarantaine là-bas. La Maison-Blanche assure que ce choix réduit les risques liés au transport, mais des experts, comme le chercheur Daniel Bausch, le jugent "consternant". Pour beaucoup, cela révèle l'ego politique de Washington, d'autant plus que les États-Unis se sont récemment retirés de l'OMS, renforçant les inquiétudes sur la gestion de cette crise sanitaire.







