Quentin Jahier, tout juste installé en tant que maire de La Chapelle-St-Mesmin, se trouve confronté à un défi de taille : la verrerie Duralex, pilier industriel de la région, a été placée en redressement judiciaire. Cette situation a été déclarée lundi dernier au tribunal de commerce d'Orléans, suscitant une vive inquiétude.
Pour Jahier, Duralex ne représente pas seulement un secteur d'activité, mais incarne l'identité même de sa commune. « C'est compliqué de gérer cette situation en tant que nouveau maire, mais il est crucial d'agir. Duralex a toujours été au cœur de notre ville ; je n'imagine pas La Chapelle-St-Mesmin sans elle », déclare-t-il avec conviction.
Moins de deux ans après la transformation de Duralex en Société Coopérative et Participative (SCOP), la nouvelle de la procédure de redressement a jeté un froid dans l'enthousiasme populaire entourant la marque. Cependant, Quentin Jahier se refuse à parler d'un retour en arrière. « Beaucoup de progrès ont été réalisés, notamment en termes de stratégie commerciale. Duralex a su maintenir son savoir-faire et son image à l'international, bien que des défis subsistent », affirme-t-il.
Selon l'élu, la conjoncture mondiale et des problèmes de sous-capitalisation ont joué un rôle clé dans cette situation délicate. « Il semble qu'une certaine confiance ait été mal placée, mais je suis convaincu que nous pouvons surmonter cela. Je souhaite que toutes les parties se réunissent pour trouver des solutions viables », ajoute-t-il.
Quentin Jahier n'hésite pas à appeler à l'action des pouvoirs publics pour sauver Duralex. « L'engagement de l'État et des collectivités locales est essentiel. Nous ne pouvons pas abandonner l'entreprise. Cela doit être fait avec rigueur et exigences, en assurant la transparence et la visibilité sur la gestion interne de la société », explique-t-il. Il insiste sur l'importance de préserver la réputation de Duralex, la considérant comme sa plus grande richesse.
« On doit travailler pour un avenir meilleur. Ne laissons pas le désespoir prendre le dessus. Il y a des raisons d'espérer », conclut le maire, invitant chacun à se mobiliser pour cette belle aventure qu'est Duralex.







