À l'issue de discussions de deux jours à Washington, Israel et le Liban ont convenu de conditionner un cessez-le-feu à un "arrêt complet" des attaques du Hezbollah. Ce consensus fait suite à de nouvelles frappes israéliennes ayant causé la mort d'au moins dix personnes au Liban.
Les négociations, facilitées par les États-Unis, ont abouti à une déclaration où les deux pays s'accordent à établir des "zones pilotes" contrôlées par l'armée libanaise pour sécuriser la situation. Cependant, le Hezbollah, qui a rejeté ces discussions, est dans le viseur, avec des exigences d'évacuation de ses membres au sud du fleuve Litani, près de la frontière israélienne, selon des sources gouvernementales.
Les pourparlers ont aussi permis de programmer une nouvelle rencontre pour la semaine du 22 juin, visant à établir un "accord global". Ce fait marque la quatrième fois que des représentants des deux nations, dépourvues de relations diplomatiques, se retrouvent pour des négociations directes à Washington.
Bien qu'un cessez-le-feu ait été déclaré depuis le 17 avril, il a été largement ignoré. L'escalade récente des hostilités augmente les risques de nouvel embrasement au Moyen-Orient, surtout alors que les discussions entre Washington et Téhéran stagnent. Mercredi, le président américain Donald Trump a insisté sur la nécessité de dissocier les enjeux libanais de ceux liés à l'Iran.
Téhéran soutient qu'il s'agit d'un même problème, le chef de la diplomatie iranienne prévenant que toute attaque contre le Liban pourrait entraîner "une reprise à grande échelle de la guerre". Des officialités libanaises ont rapporté que le Hezbollah avait initialement accepté une offre des États-Unis stipulant qu'Israël s'abstienne d'attaquer la banlieue de Beyrouth en échange d'un engagement du Hezbollah à cesser ses opérations contre Israël.
Cependant, un responsable du groupe a déclaré à l'AFP qu'il n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel". Les tensions demeurent hautes. Le Hezbollah a récemment confirmé avoir touché des militaires israéliens dans le nord d'Israël et lancé des roquettes depuis le sud du Liban. Cela coïncide avec des frappes israéliennes ciblant Khaldé, à l'approche de Beyrouth, et d'autres bombardements ayant causé des pertes tant humaines que matérielles.
Les bombardements israéliens ont déploré la perte de 3.516 vies depuis le début du conflit le 2 mars, et plus d'un million de personnes ont été déplacées. En revanche, 26 soldats israéliens et un civil ont perdu la vie dans des opérations terrestres au Liban, augmentant la tension dans cette zone déjà volatile.







