Ce samedi, le souverain pontife s'est rendu en Espagne pour une visite de sept jours axée sur les enjeux migratoires et les questions sociales. La première étape a eu lieu au palais royal de Madrid, où il a été accueilli par le roi Felipe VI et la reine Letizia. Son programme comprend également une rencontre avec le Premier ministre Pedro Sánchez, dans un climat politique marqué par des scandales récents.
Cette première journée s'est achevée par une veillée de prière près du stade Santiago-Bernabéu, où environ 400 000 fidèles étaient attendus. Dimanche, une messe en plein air est prévue sur la place de Cibeles, avec un million de participants anticipés, illuminant ainsi le centre de Madrid dans un dispositif de sécurité renforcé.
Étape à la Sagrada Familia à Barcelone
Le voyage marquera également un moment historique avec le discours du Pape devant le Parlement espagnol, une première pour un dirigeant apostolique. Dans la capitale catalane, il bénira la tour de la Sagrada Familia, un projet cher à Antoni Gaudí, dont la construction perdure depuis le XIXe siècle. Ce mercredi, le Pape tiendra une messe dans l’emblématique basilique pour commémorer le centenaire de la mort de Gaudí, récemment proclamé « vénérable » par le Vatican.
Gestion des flux migratoires
Cet événement se déroule dans un contexte tendu pour le gouvernement de Pedro Sánchez, qui mène un plan ambitieux de régularisation des migrants sans-papiers. En dépit des critiques virulentes des partis d'opposition, ce projet pourrait permettre la régularisation de près de 500 000 personnes. La visite du Pape arrive à un moment où la polarisation politique s'intensifie en Espagne.
« Le Pape arrive dans un pays divisé où différentes factions pourraient tenter de tirer profit de sa présence », a commenté Rafael Rubio, porte-parole de l’Église pour la visite. La sécurité de cet événement est une priorité, avec la mobilisation de 15 000 membres des forces de l'ordre et plus de 4 000 journalistes accrédités, témoignant de l'importance de cette visite.
Il est à noter que cette tournée marque le premier voyage du Pape, âgé de 70 ans et né aux États-Unis, dans un pays de l'Union européenne en dehors de l'Italie, et constitue également la première visite papale en Espagne depuis celle de Benoît XVI en 2011.







