Depuis le début du mois de mai, la décision de la clinique Marzet de fermer ses portes a suscité une vive émotion au sein des équipes médicales. Initialement, la maternité de la clinique de Navarre semblait être la seule touchée. Toutefois, Marzet, confrontée à un déficit alarmant de 2,7 millions d'euros pour 2025 et à une prévision de perte dépassant les 5 millions d'euros en 2026, enregistre des conséquences dramatiques. Un plan de sauvegarde de l'emploi prévoit la suppression de 161 postes sur 542 CDI. Les services, comme la chimiothérapie, devraient être transférés vers Navarre tandis que l'oncologie devra fermer ses portes. De plus, une multitude de praticiens libéraux utilisant les salles de consultation à Marzet se retrouvent dans l'incertitude et doivent envisager un déménagement.
Le groupe GBNA, propriétaire des deux polycliniques, aspire à "libérer le site de Marzet", comme l'a confirmé l'Agence Régionale de Santé. Cependant, aucune date officielle pour la fermeture n'a été communiquée. Alors qu'une transition en juillet avait été évoquée, des rumeurs circulent au sein de la clinique laissant entendre que cela pourrait s'étendre jusqu'à la fin de l'année. En tout cas, un déménagement se profile pour plusieurs praticiens libéraux, parmi lesquels des chirurgiens orthopédiques, des kinésithérapeutes et d'autres spécialistes. La plupart d'entre eux, locataires des locaux sous l'égide de GBNA, seront contraints de s'installer ailleurs, alors que leurs baux ne seront pas renouvelés.
Le Dr Vincent Cilluffo, médecin du sport à Marzet, a exprimé son inquiétude face à l'absence de communication officielle : "Nous devons nous préparer à partir, mais nous ignorons à quelle échéance, semaines ou mois, nous ne le savons pas encore". Beaucoup de praticiens scrutent activement de nouveaux locaux, certains ont même sollicité la mairie pour explorer des options.
Les patients inquiets
Cette fermeture risque de réduire l'accès à un pôle de santé central dans Pau, générant une vague d'inquiétude parmi les patients. "Les retours de nos patients témoignent de leur attachement à cette clinique située au cœur de la ville. C'est un endroit historique pour les soins à Pau," souligne le Dr Cilluffo. Il reçoit quotidiennement des questions sur l'avenir de ses consultations et rassure ses patients, en leur promettant de les tenir informés. En attendant, il reste engagé à garantir la continuité des soins.
Il est essentiel de noter que le centre d'imagerie médicale attenant à Marzet ne sera pas affecté par cette fermeture. Le scanner du Béarn, lié à un bail direct avec le promoteur immobilier, poursuivra son activité indépendamment de la clinique.







