Les Porcelain Dolls, section discrète du Limoges Roller Skating, connaissent une belle saison en Nationale 2 de roller derby. Cette équipe, fondée il y a près de quinze ans, a su évoluer et fidéliser une communauté autour de ses valeurs et de ses performances.
Equipées de rollers, genouillères et casques, ces athlètes entrent sur le « track » avec détermination. Le roller derby, sport né aux États-Unis, prend de l'ampleur en France, attirant chaque jour de nouveaux adeptes. Ce phénomène, fortement marqué par des valeurs militantes et féministes, trouve un écho dans la dynamique des Porcelain Dolls qui, avec une seule défaite cette saison, ambitionnent les play-offs.
« Quasiment toute l'équipe se connaît depuis des années. Nous sommes amies dans la vraie vie », explique Suzon, alias Tchitita, une des bloqueuses. Cette camaraderie est mise en avant par Cécilia, surnommée Bentonite : « Nous nous soutenons quoi qu'il arrive. Il y a toujours quelqu'un pour ramener l'une d'entre nous vers le groupe. »
Une seule défaite cette saison
Actuellement deuxième de leur groupe, les « poupées de porcelaine », comme elles se plaisent à se nommer, restent motivées. « Nous espérons prendre la première place depuis deux ans. Chaque match est une occasion d'apprendre et de progresser, même si nous ne gagnons pas toujours », confie Magalie, la coach, alias Mag’léfique.
Cependant, le développement de ce sport rencontre des challenges, notamment au niveau des infrastructures. « Notre gymnase ne permet pas d'accueillir d'autres équipes ou événements. Nous manquons d'espace et le sol n'est pas conforme », déplore Cassandra, la capitaine. Elle espère que des solutions seront trouvées pour organiser des compétitions et faire découvrir ce sport en pleine expansion.
Cette année, les Porcelain Dolls continuent de montrer que le roller derby est bien plus qu'un simple sport : c'est une véritable famille où l'entraide et la solidarité priment.
Reportage et interviews réalisées par Isabelle Lerouge et Thomas Milon.







