Les dernières informations en provenance du Liban font état d'une intensification des frappes israéliennes à Tyr, causant la mort d'au moins 11 personnes depuis mardi. Ces attaques se concentrent sur cette ville du sud libanais, à proximité de la frontière israélienne.
En réponse à une agression armée, l'armée israélienne a déclaré avoir neutralisé un assaillant qui avait ouvert le feu sur des soldats israéliens près de Kiryat Shmona, ouvrant ainsi un nouveau front dans ce conflit. La violence a incité de nombreux habitants de Tyr à fuir, suite à un appel à l'évacuation diffusé par l'armée israélienne.
Cet appel à l'évacuation, pour la première fois incluant le quartier chrétien, a provoqué un départ massif des résidents. "Le quartier chrétien est désormais vide à 99%", a révélé Walid al-Tawil, membre du conseil municipal, contacté par l'AFP.
Les frappes israéliennes continuent de cibler des infrastructures supposées abriter le Hezbollah, malgré des avertissements de représailles plus sévères émis par Téhéran. L'Iran exige que tout accord futur entre les États-Unis et le Liban inclue un cessez-le-feu.
Le Hezbollah, pour sa part, refuse toute condition préalable au cessez-le-feu et a revendiqué plusieurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban. Des avertissements urgents ont été lancés aux résidents de Tyr et des zones environnantes sur les réseaux sociaux, incitant à évacuer vers des zones plus sûres.
Les récentes frappes ont causé de lourdes pertes humaines et des destructions importantes. Le dernier bilan, selon le ministère de la Santé libanais, fait état de plusieurs victimes, y compris des femmes et des enfants. La ville est désormais presque déserte, un fort exode vers le nord étant observé.
Dans la grande ville de Saïda, des files de voitures chargées de bagages et de provisions affluaient, témoignant du désespoir des habitants. Les bombardements israéliens à répétition ont touché des sites historiques, soulevant l'alarme des autorités culturelles libanaises.
Selon l'Agence nationale d'information (Ani), des frappes se poursuivent dans plusieurs localités du sud libanais. Dans le contexte de tensions accrues, le Hezbollah a appelé le gouvernement libanais à renforcer ses liens avec l'Iran.
Parallèlement, Donald Trump a mentionné que des efforts diplomatiques étaient en cours pour tenter de conclure un accord avec l'Iran, bien que le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, ait martelé que l'état d'éveil de son pays se poursuivrait.
Durant cette escalade de violence, depuis le début de cette guerre le 2 mars, le bilan des pertes humaines a atteint 3.666, selon un dernier bilan communiqué par les autorités libanaises.







