Alors que la disparition tragique de la collégienne Lyhanna secoue la France, le Premier ministre Sébastien Lecornu affirme que les solutions ne peuvent pas se limiter à une simple loi. Dans une interview publiée le 13 juin au quotidien Le Parisien, il déclare : "Il est essentiel que la réponse soit intégrale, car cette problématique dépasse largement le cadre d'un texte unique, peu importe son utilité. Personne ne peut croire qu'une seule loi suffira à résoudre la situation".
Pour Lecornu, il ne s'agit pas simplement d'un fait divers, mais d'un véritable fait de société. "Ce débat est un enjeu de longue haleine", prévient-il. Face à cette tragédie, les voix s'élèvent pour demander des mesures concrètes. De nombreuses organisations féministes et des politiciens, y compris la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, exhortent le gouvernement à faire avancer un projet de "loi intégrale". Ce texte, porté par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez et soutenu par plus de cent parlementaires, vise à adopter des mesures robustes contre les violences sexistes et sexuelles.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a également exprimé son soutien à cette initiative lors des Questions au gouvernement, en insistant sur la nécessité d'une "grande loi". Cependant, il reconnaît qu'aucune des dispositions envisagées n'aurait pu empêcher la tragédie de Lyhanna, affirmant que l'enjeu va au-delà des solutions législatives. Ces réflexions révèlent une prise de conscience croissante dans la société française, alors que les appels à un changement systémique continuent d'augmenter.







