La situation de Sabri Lamouchi à la tête de l’équipe nationale de football tunisienne a radicalement changé à la suite d'une lourde défaite contre la Suède (5-1) lors de leur premier match en Coupe du Monde 2026. Le président de la Fédération tunisienne, Moez Nassari, a annoncé sur la chaîne publique que Lamouchi a été démis de ses fonctions le 15 juin.
Le choix de remplacer Lamouchi par l'expérimenté Hervé Renard, également français, ne surprend pas les observateurs du football, certains affirmant que la présidence de la Fédération cherchait une personnalité capable de redresser la situation. "Renard a une réputation solide et une expérience incontestée", a déclaré un analyste sportif tunisien sur une station de télévision locale.
Renard, qui est attendu mardi à Monterrey, dirigera sa première séance d’entraînement avec les Aigles de Carthage basés au Mexique. Selon la chaîne officielle, un accord a été scellé pour que le nouveau sélectionneur prenne en charge l’équipe jusqu’à la fin du tournoi.
Le départ de Lamouchi, en poste depuis janvier, soulève des questions sur la stabilité des équipes en compétition. "Le limogeage durant un Mondial n'est pas fréquent, mais dans le cas de Lamouchi, cela relevait du bon sens après une telle performance décevante", a ajouté un ancien entraîneur de l’équipe nationale. Il n’est pas le premier à subir une telle défaite, Henryk Kasperczak ayant également été remercié après deux revers en 1998.
Cette décision va t-elle donner un nouveau souffle à l’équipe ? Les supporters tunisiens l'espèrent, alors que la pression continue de peser sur les épaules des joueurs. Les prochaines rencontres seront déterminantes pour l’avenir de la Tunisie dans cette compétition phare.







