Le 28 février, un tragique bombardement a ciblé l'école de Minab, au sud de l'Iran, causant la mort de 155 personnes, dont 120 enfants, lors du premier jour de l'offensive israélo-américaine. Cette attaque suscite des questionnements et des désaccords quant à la responsabilité. Lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte à la Maison-Blanche, Donald Trump a mis en doute l'implication des forces américaines.
«Ce qui est arrivé est horrible, mais il y avait des missiles qui volaient dans tous les sens. Quelqu'un a dit que c'était notre missile, eh bien, peut-être que ce n'était pas notre missile. Je n'ai rien vu qui me porte à croire que ça l'était», a déclaré Trump, exprimant des doutes sur les affirmations de responsabilité.
D'après le New York Times, des sources gouvernementales évoquent qu'un missile tiré par l'armée américaine aurait été à l'origine de la frappe, résultant d'une erreur de ciblage. En mai dernier, l'armée avait annoncé qu'une enquête, confiée à une «organisation extérieure», était en cours, mais sa complexité rendait toute conclusion incertaine.
Trump a mentionné qu'il attendait la fin de cette investigation, mais n'est pas convaincu des résultats. «Je ne sais pas s'ils vont un jour résoudre ce problème, s'agissant des responsabilités», a-t-il ajouté. Cette incertitude témoigne des tensions et des enjeux complexes qui entourent cette tragédie, qui a particulièrement touché de nombreux enfants.
L’Iran accuse l'armée américaine, tandis qu'Israël dément tout lien avec cette frappe. L'agence de presse AFP a indiqué que l'école se trouvait à proximité de sites contrôlés par les Gardiens de la Révolution islamique, mais aucune vérification indépendante des faits n'a été possible. Fin mars, Volker Türk, Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a insisté pour que l’enquête arrive à son terme rapidement et que les résultats soient publiés.







