Un juge fédéral américain a décidé d'interdire aux autorités d'effectuer des arrestations au sein des tribunaux d'immigration, une pratique jugée inhumaine par de nombreux défenseurs des droits humains. Cette décision s'inscrit dans un contexte plus large de lutte contre les politiques d'expulsion des personnes vivant illégalement aux États-Unis.
En juin 2025, la police de l'immigration (ICE) avait déjà été repoussée des rues de Los Angeles grâce à une mobilisation citoyenne orchestrée par des syndicats, dont des enseignants, ainsi que par des organisations communautaires. C'est donc avec un nouvel élan que l'idée d'interdire l'arbitraire des arrestations dans les tribunaux a pris forme, suite à une ordonnance rendue par le juge P. Casey Pitts, mardi dernier, qui concerne l'ensemble du territoire américain.
Le juge, nommé par Joe Biden, a souligné que les pratiques des agents fédéraux contrevenaient à une loi fondamentale régissant les procédures administratives, en modifiant des directives antérieures qui restreignaient les arrestations civiles dans les établissements judiciaires. Il a dénoncé ces actions au caractère « arbitraire et capricieux », rappelant que « depuis 80 ans, le Congrès exige des agences fédérales qu'elles réfléchissent avant d'agir ».
Les implications de cette décision pourraient être considérables, et une opposition de l'administration Trump est déjà anticipée, avec une probable intervention de la Cour Suprême. Des experts alertent sur le fait que cette question pourrait devenir un sujet majeur pour le prochain cycle électoral, étant donné son impact sur les enjeux d'immigration, de droits civils et d'humanité.
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