Sébastien Lecornu a convenu mercredi que les membres de son gouvernement pourraient devoir renoncer à leurs congés, en raison de la prolongation de la canicule, comme l'ont rapporté des sources proches du Premier ministre.
Dans le cas où des vacances seraient maintenues, elles devraient en majorité être prises sur le sol français, pour des raisons d’efficacité, a-t-on précisé.
En août 2003, lors de la tragique canicule qui a entraîné 15.000 décès, le ministre de la Santé de l'époque, Jean-François Mattei, avait été critiqué pour avoir été aperçu dans sa maison de vacances, ce qui avait suscité une vive polémique.
Au cours du Conseil des ministres d’hier matin à l’Élysée, Lecornu a lancé une alerte quant à la possibilité de ne pas avoir de vacances officielles, tout en soulignant que les membres du gouvernement devraient pouvoir se reposer, selon des déclarations de son cabinet.
L'inquiétude persiste quant à la succession de crises, alors que la durée de cette canicule demeure imprévisible, privant le gouvernement d’une vision claire pour les semaines à venir.
Si les ministres devaient finalement prendre des congés, ils seraient contraints de le faire en France et, s'ils envisagent un départ à l'étranger, une déclaration préalable serait requise.
La France traverse actuellement un quatrième jour consécutif d'alerte rouge pour canicule, touchant 58 départements et le pays a enregistré la journée la plus chaude jamais observée, d'après Météo-France.
Pour jeudi, l’organisme météorologique a placé 72 départements en vigilance rouge.
Cette canicule est décrite comme d'une intensité "exceptionnelle, semblable à celle d’août 2003", mais sa durée reste imprévisible, préviennent les météorologues.







