Après plusieurs semaines d'incertitudes, l'État a officiellement validé le financement de la LGV Bordeaux-Toulouse/Dax, optant pour une approche entièrement publique. Le Premier ministre a annoncé cette décision lors d'un discours à Toulouse, confirmée par un courrier adressé aux présidents des Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, Carole Delga et Alain Rousset. Selon ce dernier, « Toulouse, en pleine expansion démographique, ne dispose toujours pas d'une liaison ferroviaire à grande vitesse ».
L'État s'engage à assumer environ 6 milliards d'euros, soit 40 % du coût total estimé à 15,5 milliards d'euros, dont 20 % seront financés par l'Union européenne. Les collectivités locales, regroupées au sein de la SGPSO, apporteront également une part significative de 40 % au projet. Ce choix, souvent critiqué, de renoncer à un partenariat public-privé (PPP) a apaisé les inquiétudes de nombreuses parties prenantes, assurant que les travaux pourront débuter sans retards majeurs.
« La conception-réalisation est le meilleur choix pour ce projet » a déclaré Sébastien Lecornu, soulignant que cette option est la plus rapide pour lancer les marchés et réduire les délais de réalisation. Ce revirement a été bien accueilli par les collectivités, qui craignaient que le PPP complique davantage le calendrier. « Nous avions fait pression pour une approche pleinement publique afin de garantir l'avancement du projet », a ajouté Alain Rousset.
La responsabilité de la maîtrise d'ouvrage est confiée à SNCF Réseau, qui s'assurera que le respect des coûts et des délais soit tenu. La mise en service de la ligne vers Toulouse est attendue pour 2031 ou 2032, ce qui devrait renforcer le maillage ferroviaire dans le Sud-Ouest. Tous ces éléments conjugués laissent présager un avenir plus radieux pour ce projet de grande envergure.
Cependant, l'ombre des opposants demeure, brandissant le projet comme symbole de préoccupations environnementales et financières. Les deux décennies de discussions autour de cette ligne n'ont pas amené l'unanimité, tout en marquant l'idée que jamais les conditions n'ont été aussi favorables pour un avenir ferroviaire ambitieux en France.







