Ce 24 juin, la France a enregistré sa journée la plus chaude jamais répertoriée. Face à cette situation insoutenable, les Français modifient leurs comportements : achats massifs de climatiseurs, calfeutrage des fenêtres, et recours accru au télétravail. En réponse à la crise, les autorités ont annoncé des mesures telles que l'arrêt temporaire des chantiers de 13 heures à 21 heures et le report de certaines épreuves du baccalauréat.
La réaction du gouvernement fait l'objet d'une attention toute particulière. Critiqué après un précédent épisode caniculaire, il semble vouloir prouver sa réactivité : conseils interministériels et interdiction de l'alcool lors de la Fête de la musique en sont quelques exemples.
Cependant, l'angoisse prédomine parmi les citoyens. Selon un sondage réalisé par Elabe pour BFMTV, 53 % des Français estiment que le pays n'est pas du tout prêt à gérer de telles canicules, un chiffre en hausse de 19 points en seulement une semaine. Les habitants de l'île-de-France, notamment, montrent une inquiétude marquée : 60 % d'entre eux partagent ce sentiment, ce qui est largement au-dessus de la réalité nationale. Alors que 70 % des Français jugent cette canicule éprouvante, ce chiffre atteint 80 % en région parisienne.
Critique de la gestion gouvernementale
Les électeurs de gauche, notamment ceux du NFP (68 %) et du RN (58 %), sont les plus critiques quant à l'impréparation de la France face à la chaleur. À contrario, les sympathisants du mouvement Ensemble sont plus enclins à considérer qu'il existe des mesures, bien qu'améliorables (60 % pensent cela). En moyenne, 40 % des Français croient que les mesures actuelles pourraient être renforcées, tandis que seulement 7 % estiment qu'une réponse adéquate a été mise en place.
D'après une enquête complémentaire, plus de deux personnes interrogées sur trois estiment que la gestion de la canicule par le gouvernement laisse à désirer. Les membres du mouvement Ensemble sont les seuls à avoir un avis majoritairement positif (61 %), tandis que d'autres électorats, comme LR, restent divisés (44 % la considèrent bien gérée, 56 % pensent le contraire). Les critiques sont encore plus fortes parmi les électeurs du NFP (74 % mal géré) et du RN (75 % mal géré).
L'échantillon de ce sondage comprend 1.000 personnes représentatives de la population française métropolitaine âgée de 18 ans et plus, interrogées par Internet entre le 23 et le 24 juin 2026.







