Au cours de la nuit précédente, la capitale ukrainienne a été frappée par une offensive aérienne dévastatrice, engendrant la plus lourde perte humaine enregistrée depuis le début de l'invasion. Ce raid a coûté la vie à au moins 25 personnes et fait 85 blessés, dont des enfants. L'Ukraine promet de riposter.
"La Russie cible des zones civiles pour tenter de faire plier l'Ukraine", a déclaré Volodymyr Zelensky en visitant les sites du bombardement. Le président ukrainien assure que son pays réagira à ces attaques brutales.
Avec plus de quatre ans d'hostilités à son actif, l'armée russe intensifie régulièrement ses frappes massives sur l'Ukraine, utilisant une flotte impressionnante de drones et de missiles. Dans le même temps, l'Ukraine intensifie ses propres frappes sur les installations russes, infligeant des pertes au secteur pétrolier, comme l'a rapporté France 24.
Mercredi à jeudi, l'Ukraine a été visée par 496 drones et 74 missiles. Les forces ukrainiennes ont réussi à intercepter 476 drones et 48 missiles, selon les autorités militaires ukrainiennes.
Kiev a particulièrement souffert. Des journalistes de l'AFP ont entendu des explosions pendant plusieurs heures de suite, tandis que l'alerte aérienne durait plus de 11 heures consécutives. Dans l'un des quartiers touchés, les secours ont relevé des corps ensevelis sous les débris.
Les services d'urgence ont confirmé que 25 personnes avaient perdu la vie, avec 85 blessés au total, dont deux enfants. Des pans de bâtiments ont été réduits en miettes, et des infrastructures cruciales, dont un entrepôt de la Croix-Rouge ukrainienne, ont été gravement endommagées.
- "Tueries insensées" -
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a qualifié cette offensive d'attaque "la plus massive" depuis le début de l'invasion, déclarant vendredi "jour de deuil". De son côté, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a justifié ces frappes comme des réponses nécessaires aux "menaces terroristes" selon le régime de Kiev.
Zelensky a plaidé auprès de ses alliés pour l'accélération des livraisons d'équipements de défense antiaérienne, espérant obtenir un soutien lors du prochain sommet de l'OTAN. Pendant ce temps, Donald Trump, en pleine médiation, a exprimé son souhait de voir un accord de paix se dessiner pour mettre fin aux "tueries insensées".
Berlin a également souligné que cette attaque témoignait de l'absence de volonté de négociation de la part de Poutine, tandis que Paris a dénoncé l'obstination de Moscou. L'ONU, par la voix de son secrétaire général Antonio Guterres, a fermement condamné les attaques et incité à une désescalade immédiate.
- Réfugiés dans le métro -
Face à cette menace, de nombreux habitants de Kiev se sont précipités vers les abris. Quelque 52.000 personnes, y compris 4.500 enfants, ont cherché refuge dans le métro, un chiffre record durant les heures nocturnes. "La moitié de mon bâtiment est détruite, je n'ai jamais vu une telle intensité des frappes", a témoigné Sabina Mambetova, dont l'appartement a été gravement endommagé.
En réponse aux attaques russes, l'Ukraine intensifie ses opérations sur les installations pétrolières en Russie, aggravant ainsi les pénuries de carburant. Dans la nuit de l'assaut à Kiev, deux civils en Russie ont été tués à la suite de frappes ukrainiennes, selon les autorités locales.







