L'hommage public au guide suprême iranien Ali Khamenei a débuté officiellement samedi à Téhéran, attirant un nombre impressionnant de fidèles sur le site des funérailles nationales, dans un contexte délicat après les conflits récents avec Israël et les États-Unis.
Quatre mois après le décès de l'ayatollah, mort suite aux frappes israélo-américaines, son cercueil, recouvert de son emblématique turban noir, est exposé au sein de la Grande Mosalla, un complexe symbolique de la capitale.
Vêtus majoritairement de noir, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dès l'aube, avant même l'annonce officielle du début des hommages par la télévision d'État, qui a eu lieu vers 06H00 (02H30 GMT).
Nombreux sont ceux qui agitent des drapeaux chiites rouges arborant le mot "Martyr". Comme l'a rapporté un journaliste de l'AFP, des chants tels que "Revanche !" et "Mort à l'Amérique, mort à Israël !" résonnent au sein des foules, des slogans fréquemment entendus lors des rassemblements officiels en Iran.
Les autorités ont annoncé s'attendre à une participation massive, entre 15 et 20 millions de personnes, à Téhéran pour ces funérailles qui promettent d'être les plus spectaculaires de l'histoire iranienne.
L'événement, qui s'étalera sur six jours, se présente comme une démonstration de force, alors que les discussions diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent après un accord-cadre signé récemment destiné à apaiser les tensions.
Aucune confirmation de la présence de Mojtaba Khamenei, le fils d'Ali Khamenei qui lui a succédé au poste de guide suprême, n’a été annoncée. Rappelons qu'il a été blessé lors des attaques ayant causé la mort de son père et se limite à des communiqués. (Le Monde)
Pour accueillir les nombreux Iraniens venus de tout le pays, plus de 400 tentes ont été installées par le Croissant-Rouge iranien dans un parc de la ville, tandis que des camions-citernes sont prêts à hydrater la foule, attendu sous des températures dépassant 35°C, comme l'a constaté l'AFP.
Avant la foule, des dignitaires étrangers et de nombreux officiels iraniens avaient déjà rendu hommage au guide suprême au sein de la Grande Mosalla, où il a dirigé le pays pendant plus de trois décennies, jusqu'à sa mort à 86 ans.
Les funérailles, initialement prévues en mars dernier mais reportées en raison de la guerre, incluront également des étapes dans des sanctuaires chiites en Irak, en témoignage des liens entre les deux pays.
Le cercueil d'Ali Khamenei n'est pas seul : celui de ses proches, dont une fille et un gendre tués avec lui, ainsi qu'une petite-fille âgée de 14 mois, est également exposé, symbolisant l'impact tragique de cette guerre.







