Washington a décidé de restaurer le blocus des ports iraniens ce mardi 14 juillet, suite à une troisième nuit consécutive d'opérations militaires contre son rival. Des sources à la Maison Blanche confirment que les États-Unis continuent de cibler l'Iran tout en maintenant la possibilité d'une négociation diplomatique, le président Trump affirmant qu'un accord reste "possible".
Durant une mission nocturne de cinq heures, les forces américaines ont attaqué plusieurs installations militaires dans des villes stratégiques du sud iranien, telles que Bouchehr et Bandar Abbas. Selon le commandement central des États-Unis (Centcom), des explosions puissantes ont été rapportées près de Bandar Abbas, un port clé situé à l'entrée du détroit d'Ormuz.
Les cibles des frappes comprenaient des systèmes de défense côtière, des infrastructures de drones et des installations de missiles maritimes. "Nous allons frapper fort ce soir, et nous frapperons fort demain", a martelé Donald Trump lors d'une interview, insistant sur le fait que les dirigeants iraniens n'ont guère d'options face à ces attaques.
En parallèle, les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué des opérations à Bahreïn, touchant notamment un bâtiment abritant des troupes américaines. Les sirènes d'alerte avaient déjà retenti plus tôt dans la journée dans ce royaume stratégique.
Deux tankers attaqués
Les Émirats arabes unis ont signalé que deux de leurs pétroliers avaient été la cible de missiles iraniens dans le détroit d'Ormuz, entraînant la mort d'un membre d'équipage indien. Malgré la montée des tensions et les réciproques frappes militaires, Donald Trump a réaffirmé, lors d'une déclaration à la presse, que le dialogue avec l'Iran est encore envisageable.
Cette situation critique, où chaque partie progresse sur le champ de bataille tout en laissant entrevoir une lueur d'espoir pour la diplomatie, est suivie de près par les experts en relations internationales. Jean-François Picheral, analyste au sein de l'Institut français des relations internationales, a déclaré : "Les interventions militaires peuvent ne pas être la solution à long terme. Les discussions sont indispensables pour éviter une escalade incontrolable".







