Les États-Unis ont intensifié leur action militaire avec la réalisation de frappes nocturnes contre l’Iran. Ce tournant important a été marqué par l'annonce de Donald Trump concernant le rétablissement du blocus naval des ports iraniens dans le détroit d’Ormuz, au bord d'une escalade militaire sans précédent depuis un cessez-le-feu en avril.
Comme l’a rapporté The Washington Post, cette décision met un terme à ce que certains considèrent comme "la dernière concession majeure faite à Téhéran", qui avait, selon leurs dires, eu un impact positif sur le maintien de la paix dans la région.
Sur son réseau social Truth Social, Trump a déclaré : “Les États-Unis seront désormais connus sous le nom de ‘GARDIENS DU DETROIT D’ORMUZ’”, faisant écho à l'ampleur de l’intervention militaire destinée à protéger les navires commerciaux dans cette zone stratégique, selon des sources militaires américaines, notamment le commandement Centcom.
Trump a précisé que ce blocus a pour but d’empêcher uniquement les navires commerciaux liés à l'Iran d’accéder ou de quitter le détroit. L’armée a également indiqué que ces mesures prendraient effet dès mardi soir.
Lors d’une interview avec Fox News, le président a expliqué que les États-Unis cherchaient à récupérer 20 % sur toutes les cargaisons naviguant sous leur protection, ce qui pourrait susciter des tensions supplémentaires dans la région.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a réagi sur X : “L’Iran est et restera le gardien du détroit,” soulignant que “20 %, c’est clairement trop”, tout en appelant à une rémunération équitable pour tous.
Selon ABC News, cette mesure semble avoir pris certains membres du gouvernement Trump ainsi que des gouvernements étrangers par surprise, révélant des lignes de fracture au sein de l'administration américaine. Marco Rubio, ministre des Affaires étrangères, a exprimé son désaccord en affirmant que cela pourrait constituer “une violation du droit international”.
Le chercheur Alex Vatanka, interrogé par Al-Jazeera, a suggéré que Trump espère que des sanctions plus sévères forceront l'Iran à revenir à la table des négociations, mais il avertit que cela pourrait engendrer une escalade dangereuse dans la région. “L'Iran a toujours signifié qu’il riposterait à la pression,” a-t-il ajouté.
Malgré les efforts de négociations en cours entre les États-Unis et l'Iran, ces tensions rendent le chemin vers une résolution diplomatique particulièrement complexe, comme l'a observé Politico.
Trump a par ailleurs rejeté l'accord récemment conclu avec l'Iran sur la réouverture du détroit d’Ormuz, qualifiant cet engagement de simple “test”, remettant en question son efficacité dans le cadre d'une paix durable au Moyen-Orient.







