Dans la nuit du jeudi 1er au vendredi 2 janvier, la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC) a été le théâtre d'une attaque meurtrière perpétrée par le groupe armé ADF (Forces démocratiques alliées). Cette incursion a coûté la vie à au moins 14 personnes, dont 12 civils et deux soldats des forces armées congolaises. Selon les sources militaires, ces événements tragiques s'inscrivent dans un contexte de violence persistante dans la région, qui a déjà vu de nombreuses atrocités commises par ce groupe armé, affilié à l'État islamique.
Les attaques ont touché les villages de Katanga, Maendeleo et Kilonge, tous situés à quelques kilomètres les uns des autres. Macaire Sivikunula, chef de secteur de Bapera, a relaté que des tirs ont été entendus entre 20 heures et 22 heures, semant la panique parmi la population. Ses déclarations sont corroborées par plusieurs habitants, qui ont décrit une atmosphère d'angoisse et de désespoir pendant ces moments sombres.
Le lieutenant Marc Elongo, porte-parole de l'armée dans la région, a affirmé que les opérations militaires se poursuivent avec le soutien des forces armées ougandaises, qui collaborent dans la traque de ces 'terroristes' ADF. 'Il est inacceptable que des groupes armés continuent de semer la terreur parmi une population qui aspire à la paix,' a-t-il déclaré, faisant écho à la détermination des autorités à rétablir la sécurité dans cette zone instable.
Les ADF, qui sont actifs dans le nord-est de la RDC depuis les années 1990, ont causé la mort de milliers de civils et ont été liés à de nombreux pillages et meurtres, malgré plusieurs opérations militaires menées par les forces congolaises et ougandaises. Des experts en sécurité ont noté que ces groupes armés s'en prennent de plus en plus aux civils dans un contexte de crise humanitaire croissante. 'La situation est devenue intenable pour des millions de personnes dans l'est du pays,' a déclaré un analyste à la guerre régionale.
Depuis le lancement en 2021 de l’opération conjointe 'Shujaa', qui vise à éliminer les ADF, les résultats restent mitigés. Les attaques se poursuivent, reflétant la complexité du conflit dans cette région surchauffée. Alors que les autorités congolaises et ougandaises promettent une réponse continue, le besoin d'une approche durable pour répondre aux causes sous-jacentes de cette violence est plus pressant que jamais.







