Les manifestants en Iran continuent de faire entendre leur mécontentement, entraînant des réactions dramatiques, y compris la mort d'un membre des forces de sécurité. Ce décès a été rapporté par l'agence de presse Mehr, qui a identifié la victime comme Ali Azizi, un membre du Bassidj, tué à Harsin. Ce tragique événement survient en plein cœur d'une contestation populaire qui a débuté en raison de l'hyperinflation et s'est depuis étendue à des revendications politiques fondamentales.
Dans les derniers jours, le climat de crise n'a cessé d'escalader, avec au moins huit personnes tuées, y compris des agents de sécurité, selon des sources officielles. Des scènes de violence ont été documentées dans plusieurs villes, notamment à Téhéran, où des milliers de manifestants ont exprimé leur colère face à une situation économique désastreuse. Les médias locaux rapportent des rassemblements dans des quartiers populaires, mettant en évidence l'ampleur du mouvement qui a touché au moins 25 villes à travers le pays.
À Darehshahr, vendredi, environ 300 personnes ont été impliquées dans des actes de violence, lançant des cocktails Molotov et brandissant des armes. Ce climat de tension a également été souligné par des incidents tragiques dans d'autres villes, comme à Qom, où un homme a trouvé la mort en manipulant une grenade. La diversité des revendications, allant de la colère face à la situation économique à des slogans anti-régime, représente un défi pour les autorités, qui tentent d'allier fermeté et apaisement.
Le mouvement de contestation a pris de l'ampleur après que des commerçants ont fermé leurs magasins à Téhéran pour protester contre la forte inflation. La grogne s'est rapidement propagée, des slogans tels que « Mort au dictateur ! » résonnant dans plusieurs villes. Ces manifestations, bien qu'importantes, semblent moins massives que celles de 2022, déclenchées par la mort de Mahsa Amini, une jeune femme décédée en détention.
Pour les experts, la situation actuelle est révélatrice d'un profond mécontentement qui couve depuis des années en raison des conditions économiques difficiles et de la répression politique. Ces événements rappellent les manifestations de 2019, lorsque des émeutes avaient éclaté suite à l'augmentation des prix du carburant, entraînant un lourd tribut en vies humaines. L'avenir semble incertain pour l'Iran, où la population cherche désespérément des changements face à un régime qui semble de plus en plus isolé et confronté à des défis intérieurs croissants.







