Le récent drame survenu à Crans-Montana, où un incendie a tragiquement coûté la vie à 40 personnes et blessé 116 autres, a remis sous les projecteurs le gérant du bar Le Constellation, Jacques Moretti. Ce dernier, d'origine corse, n'est pas étranger aux scandales : en 2008, il avait été condamné par le tribunal correctionnel d'Annecy pour incitation à la prostitution, un fait qui revient hanter son image.
Alors que l'enquête continue sur l'incendie, Jacques et Jessica Moretti, propriétaires de l'établissement depuis 2015, restent silencieux, avec Jessica parmi les blessés. Leur passé a été scruté à la loupe, en particulier à la lumière d'une affaire tristement célèbre concernant le recrutement en France de jeunes femmes pour un salon de massage érotique à Genève.
Les documents judiciaires montrent que Moretti et deux complices avaient orchestré le basculement de jeunes femmes vers ces activités. Bien que la défense ait plaidé la relaxe, arguant d'un manque de preuves solides et soulignant la légalité du milieu en Suisse, la condamnation a été prononcée avec une peine de prison dont une portion avec sursis.
Selon Le Parisien, cette affaire a créé une onde de choc dans la région, réactivant des discussions sur la législation de la prostitution en France et en Suisse. Les autorités locales, de leur côté, s'efforcent d'examiner les circonstances entourant l'incendie, tout en s'intéressant au profil des propriétaires de l'établissement et à leurs antécédents. L'enquête, comme l'a confirmé le ministre de l'Intérieur, va se poursuivre afin d’éclaircir tout lien possible entre le passé de Moretti et les tragédies récentes.
En dépit de son interdiction de gérer des entreprises en France, Moretti a réussi à percer le marché suisse, dirigeant plusieurs établissements, dont Le Senso et Le Vieux-Chalet. Cela soulève des questions sur la surveillance intergouvernementale en matière de gestion des entreprises aux frontières.
Alors que les familles des victimes pleurent leurs pertes, cet incident tragique ne devrait pas être oublié dans le contexte plus large des enjeux de sécurité dans ces lieux de divertissement en montagne. La communauté attend désormais des réponses, tant sur le plan judiciaire que sur des solutions préventives futures.







