Lors d'une réunion historique à Paris, les alliés de l'Ukraine, représentant 35 nations, ont signé la « déclaration de Paris », marquant un pas essentiel vers une paix durable après presque quatre ans de conflit avec la Russie. Emmanuel Macron, président français, a souligné l'importance de ces garanties de sécurité, affirmant qu'elles étaient essentielles pour assurer que tout accord de paix ne se transforme pas en une forme de capitulation.
Ce sommet, qui fonctionne sous la bannière de la « Coalition des volontaires », a réuni des pays principalement européens avec le soutien des États-Unis, visant à établir des « garanties de sécurité robustes » pour l'Ukraine. Dans une déclaration engageante, Macron a prédit la possibilité d'un déploiement de « plusieurs milliers » de soldats français pour maintenir la paix dans le pays une fois le conflit terminé.
Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a décrit les avancées réalisées lors de la conférence comme un « grand pas en avant », tout en insistant sur la nécessité que ces garanties soient juridiquement contraignantes. Selon lui, cela garantirait une véritable protection contre les menaces potentielles de la Russie, soulignant que « ce n’est pas juste des mots, mais des engagements concrets ».
Les négociateurs américains ont également noté des progrès significatifs, travaillant sur des garanties bilatérales qui complètent les engagements collectifs. Steve Witkoff, l'un des représentants américains, a révélé que ces garanties vendraient aux Ukrainiens l'assurance que la fin de ce conflit serait définitive. Jared Kushner, proche conseiller du président américain, a ajouté que tout progrès réalisé lors de ce sommet était essentiel pour forger une paix durable, bien qu'il reconnaisse que des défis subsistent.
Une force multinationale en perspective
Cela dit, la réunion a également abouti à une déclaration d'intention entre Macron, Zelensky et le Premier ministre britannique Keir Starmer pour le déploiement d'une force multinationale après un éventuel cessez-le-feu. Macron a précisé que cette force serait un mécanisme pour garantir la paix le lendemain de cet accord. Bien que les détails restent à étudier, cette initiative a été saluée comme une réponse nécessaire à la situation précaire en Ukraine.
Dans ce cadre, le chancelier allemand Friedrich Merz a proposé que l'Allemagne prenne des engagements politiques, financiers et militaires, y compris l'envoi de forces sur des territoires proches de l'OTAN. En revanche, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a exclu l'envoi de troupes sur le terrain, affirmant que l'accompagnement de l'Italie comprendrait support logistique et financier plutôt que des forces combattantes.
Alors que le chemin vers la paix semble encore lointain, les initiatives discutées à Paris montrent une détermination collective des nations alliées et la nécessité de construire un avenir où l'Ukraine peut se sentir en sécurité et soutenue. Le monde observe avec intérêt la suite des événements, espérant qu'une route vers une résolution pacifique pourra être tracée.







