Le président américain Donald Trump a récemment annoncé une décision controversée, signant un décret qui entraîne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales jugées non alignées sur les intérêts américains. Parmi ces entités, 31 sont directement associées aux Nations Unies, y compris des institutions essentielles comme le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ce désengagement, selon la Maison Blanche, souligne une volonté de l’administration Trump de se démarquer des engagements globaux sur la lutte contre le changement climatique.
Dans un communiqué sur le réseau social X, un représentant de la Maison Blanche a déclaré : « Ces institutions sont perçues comme redondantes et coûteuses, servant souvent des objectifs contraires à ceux des États-Unis ». En effet, l’administration a précédemment suspendu son soutien à des organisations telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Bureau de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).
Une vision unilatérale de la diplomatie
Des experts, comme Daniel Forti du Crisis Group, voient dans cette évolution une vision unilatérale qui pourrait transformer la dynamique de la diplomatie mondiale. Forti affirme que « l’approche américaine du multilatéralisme prend forme avec une vision claire : c’est ma façon ou rien ». Une telle stratégie pourrait contribuer à isoler davantage les États-Unis sur la scène internationale, alors que l’ordre mondial se fraie un chemin vers une coopération plus nécessaire que jamais face à des défis globaux impérieux.
La décision de se retirer de la CCNUCC, un accord fondamental signé en 1992, soulève des inquiétudes parmi les climatologues, qui redoutent que cela entraîne d’autres pays à négliger leurs engagements environnementaux. Rob Jackson, climatologue à l’Université de Stanford, souligne que « cela donne aux autres pays un prétexte pour retarder leurs propres actions ».
En outre, l'abandon du soutien à des institutions qui favorisent le développement durable et de l’Agenda 2030 des Nations Unies accroît les tensions déjà présentes autour des objectifs de développement mondial. Cette tendance semble embourber les efforts de coopération internationale à un moment où des actions concertées sont cruciales pour contrer des crises telles que la pandémie de COVID-19 et la dégradation climatique.
La réaction à cette politique d’isolement n’a pas tardé, Rachel Cleetus de l’organisation Union of Concerned Scientists a déclaré que « cette administration nourrit une approche qui menace le bien-être de la population mondiale et déstabilise la collaboration internationale nécessaire ». Les retombées de cette décision sont à prévoir dans les années à venir, alors que la communauté internationale réévalue son approche de la diplomatie collaborative dans un monde en constante évolution.







