Les autorités russes ont interdit l'accès à la police chypriote concernant une lettre de suicide supposée, ce qui attise la curiosité autour de la mort d'un haut responsable russe dans son ambassade à Chypre.
Le corps de cet homme a été découvert jeudi dernier, et selon les résultats de l'autopsie, la cause de son décès n'est pas naturelle, avec des indications laissant penser à un éventuel suicide. D'après une source policière relayée par l'AFP, tout porte à croire qu'il s'agit d'un tragique incident dont les détails demeurent flous.
Les agents de la police chypriote, appelés sur les lieux, n'ont pas pu pénétrer à l'intérieur de l'ambassade pour enquêter. Ce n'est qu'après plusieurs heures d'attente qu'ils ont finalement reçu le corps, déposé dans la cour de l'ambassade, suscitant de vives questions sur la transparence et la coopération entre les autorités locales et russes.
« Notre collègue, membre du personnel de l'ambassade, A.V. Panov, est décédé », a annoncé l'ambassade russe dans un communiqué officiel. Des informations divulguées par le quotidien chypriote Phileleftheros indiquent que le défunt aurait laissé une lettre de suicide, mais celle-ci n'a pas été remise à la police. Ce silence autour des circonstances précises de sa mort pourrait avoir des implications diplomatiques délicates.
Les autorités locales semblent avoir été informées tardivement de l'incident, ce qui soulève des interrogations quant à la gestion de cette situation par les représentants russes sur l'île. Chypre, qui abrite une importante communauté russe, pourrait se retrouver au cœur d'une tempête médiatique et diplomatique si les spéculations autour de cet incident continuent de se propager.
Des experts de la sécurité, contactés par la rédaction, soulignent que ces événements peuvent avoir des répercussions significatives sur les relations entre la Russie et Chypre. « Les morts dans des missions diplomatiques sont toujours entourées d’un voile de mystère. Cela peut affecter non seulement les relations bilatérales, mais aussi la confiance des citoyens dans leurs institutions », indique un analyste basé à Nicosie.
Le mystère demeure donc entier, et la mort d'A.V. Panov pourrait bien être le début d'une enquête bien plus complexe qu'il n'y paraît.







