Un olivier planté en mémoire d’Ilan Halimi, jeune Français juif assassiné en 2006, a été partiellement scié dans la banlieue de Lyon, déclenchant une vague d'indignation. La maire de Saint-Genis-Laval, Marylène Millet, a exprimé son choc sur les réseaux sociaux, qualifiant cet acte de « indigne » et de « grave atteinte aux valeurs de la République ». Selon ses déclarations, l’arbre, érigé le 3 septembre 2025 dans le parc de la Villa Chapuis, avait pour but de rappeler l'importance de la mémoire et de la lutte contre l'antisémitisme.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a promis une enquête approfondie pour retrouver les responsables, affirmant que « notre indignation est collective » dans cette lutte pour la dignité humaine. La préfète de la région, Fabienne Buccio, a qualifié cet acte de « haine abjecte », soulignant le besoin urgent de veiller à ce que ces symboles de paix ne soient pas attaqués. La communauté juive, au travers du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a également exprimé que cet acte était un symbole d'un antisémitisme toujours présent, sur lequel il est crucial de se pencher.
En août 2025, un incident similaire avait été rapporté à Épinay-sur-Seine, où un arbre commémoratif avait été détruit. Dans ce cas, deux frères avaient été condamnés, mais leur motivation antisémite n'avait pas été reconnue par le tribunal. Cet enchaînement d'événements souligne la nécessité d'une prise de conscience collective et d'une réponse adéquate contre les actes de haine qui persistent en France.
Des manifestations et des initiatives pour la mémoire d’Ilan Halimi continuent à se multiplier, mettant en avant la solidarité contre toutes les formes de racisme et de discrimination, comme l'a signalé Le Monde.







