Le 19 septembre, à Istanbul, la police turque a interpellé Raphaël Boukandoura, journaliste français affilié à plusieurs médias tels que Courrier International et Ouest-France. Ce dernier couvrait une manifestation organisée par le parti prokurde DEM contre l'offensive militaire de Damas dans le nord-est de la Syrie.
Le rassemblement visait à dénoncer l'éviction des combattants kurdes de leurs régions. Selon des sources locales, plusieurs membres du parti prokurde ont également été appréhendés lors de la mobilisation qui s'est tenue dans le quartier de Sancaktepe.
Reporters sans frontières (RSF) a confirmé cette arrestation et a exigé la « libération immédiate du journaliste », insistant sur le fait qu'il ne faisait que son travail en tant que correspondant. Erol Önderöglu, responsable de l'organisation en Turquie, a commenté : « La liberté d'informer est un droit fondamental. »
À la suite de ces récentes tensions, l'armée syrienne a étendu son contrôle dans des zones jadis occupées par des groupes kurdes. Cet événement suscite une vive inquiétude parmi la minorité kurde en Turquie, qui représente environ 20% de la population. Le gouvernement turc poursuit en parallèle un processus de paix avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan, qui lutte contre l'État depuis plus de 40 ans.
La situation est préoccupante, alors que des experts comme Dr. Cemil Bayik, leader du PKK, affirment que l'agression de Damas sur les zones kurdes pourrait raviver les tensions ethniques tant en Syrie qu'en Turquie. Il est crucial de surveiller l'évolution de cette situation fragile et le traitement réservé aux journalistes qui tentent de rendre compte d'un conflit complexe.







