Lors d'une cérémonie marquant la modernisation du complexe industriel de Ryongsong, à Pyongyang, Kim Jong Un a pris une décision choc : il a démis de ses fonctions Yang Sung Ho, son vice-Premier ministre, sur-le-champ. Cet acte, rapporté par l'agence de presse officielle KCNA, souligne la détermination du dirigeant nord-coréen à renforcer la discipline au sein de son gouvernement.
Dans son discours, Kim Jong Un a sévèrement critiqué certains responsables, les qualifiant d'« irresponsables, grossiers et incompétents », affirmant qu'ils étaient en grande partie responsables des retards accumulés dans le projet d'industrialisation. Cette déclaration a suscité des réactions à la fois au sein du pays et à l’international, où l’on s'interroge sur la stabilité du régime nord-coréen.
Le leader nord-coréen a ajouté que le Parti des travailleurs, au pouvoir en Corée du Nord, avait reconnu que les acteurs actuels de l'orientation économique peinaient à gérer la transformation de l'industrie nationale ainsi que son évolution technologique. Des experts, tels que le professeur de sciences politiques à l'Université de Séoul, Kim Sun-woo, ont déclaré que ce limogeage illustre une volonté de Kim Jong Un de maintenir son autorité et de se distancier des échecs collectifs tout en projetant une image de fermeté.
Alors que la Corée du Nord fait face à des défis économiques croissants, ce renvoi pourrait également servir à redéfinir les responsabilités au sein du gouvernement et à éviter de futurs retards dans des projets jugés cruciaux pour son développement. En somme, ce coup d’éclat de Kim Jong Un envoie un message clair : la patience est limitée pour ceux qui compromettent les ambitions économiques du pays.







