Alors que le Sénat s'apprête à débattre d'une proposition de loi sur le droit à l'aide à mourir, Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, exprime son indignation face à ce qu'il qualifie de "désinvolture institutionnelle" sur un sujet aussi délicat que la fin de vie. Dans l'émission "Points de Vue" sur Le Figaro TV, il déclare : "Il y a une sorte de désinvolture institutionnelle invraisemblable sur ce sujet d’une très grande gravité." Cette déclaration intervient alors que cette proposition de loi doit être examinée par le Sénat ce mardi, avec un vote prévu pour le 28 janvier prochain.
Monseigneur Rougé souligne également l'instabilité au sein du gouvernement en notant que "le président de la République a voulu en faire un marqueur de son quinquennat, mais il y a eu huit ministres de la Santé en trois ans." Cette instabilité pourrait influencer la perception et le traitement du sujet, d'après le prélat. Il s'interroge : "Je ne suis même pas sûr que tout le monde connaisse le nom de la ministre en activité".
En effet, la ministre Stéphanie Rist, actuellement en campagne pour des élections législatives partielles dans le Loiret, pourrait ne pas être présente pour défendre la loi au Sénat, ce qui soulève des préoccupations quant à la prise au sérieux de ce débat. "Je m’étonne que cette gravité et ce sérieux ne semblent pas aujourd’hui au rendez-vous", affirme Monseigneur Rougé, représentant le diocèse le plus important de France après Paris.
Ces inquiétudes ne sont pas isolées. D'autres représentants religieux et citoyens expriment également leur préoccupation sur ce sujet. Le débat autour de la fin de vie en France est non seulement éthique mais soulève également des questions pratiques sur le système de santé, la dignité humaine et les valeurs sociétales. Des articles récents sur Le Monde et d'autres médias soulignent l'importance de prendre en compte ces préoccupations dans le cadre de la législation.
Face à cette complexité, il devient crucial que le gouvernement adopte une approche réfléchie et concertée. Les prochains jours seront donc déterminants pour le futur du droit à l'assistance médicalisée en fin de vie en France.







