Dans le cadre d'une initiative locale, le Club TGV gare d’Agen, dirigé par Raymond Vall, ancien sénateur et maire de Fleurance, réunit divers acteurs, des collectivités comme le Conseil départemental du Lot-et-Garonne et des syndicats de cheminots. L'objectif : anticiper la mise en service de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse, qui promet de relier Agen à Paris en seulement 2h40 d'ici 2032.
Ce projet vise non seulement à désenclaver la ruralité, mais aussi à proposer une mobilité décarbonée, alors que la nécessité d'améliorer les liaisons ferroviaires s'accentue. Les premiers essais, prévus pour fin 2026, sont plus que jamais attendus. Parmi les lignes à rénover, celle d'Agen-Auch se distingue, fermée depuis 2016 à la suite de désastres naturels. Pourtant, cette voie de 64 kilomètres pourrait rapidement retrouver une nouvelle vie, à condition d'agir sans tarder, alerte Vall dans une interview accordée à France Bleu.
Avec 160.000 usagers annuels utilisant l’autocar entre Auch et Agen, la revitalisation de cette ligne apparaît comme une nécessité. Vall souligne que "sans compter le transport de fret léger et lourd qui mérite aussi d'être développé. Cela permettrait de réduire l'empreinte carbone locale."
Les collectivités locales s’engagent également, ayant déjà investi 200.000 euros dans une étude de faisabilité. Toutefois, le soutien des Régions est indispensable pour lancer véritablement les essais. Il est à noter que la ligne est principalement située en Occitanie, soulevant des enjeux régionaux complexes.
Le concept du train léger, plus économique et moins énergivore, est au cœur des discussions. Cependant, il fait face à des oppositions de la part de certains syndicats de la SNCF qui préfèrent des solutions jugées plus robustes. Cela a été indiqué par des représentants de la SNCF, qui se sont exprimés auprès de Le Monde, en qualifiant le train léger de "train au rabais".
Pour conclure, l’enthousiasme autour de ce projet témoigne d'une volonté collective d'améliorer le réseau ferroviaire français et d’apporter des solutions durables à la mobilité des territoires ruraux, apportant ainsi un souffle nouveau à la région.







