Le taux de natalité en Chine a atteint un niveau historiquement bas, avec seulement 7,92 millions de naissances en 2025, représentant un taux de 5,63 naissances pour 1.000 habitants. C'est le chiffre le plus faible depuis le début des enregistrements en 1949, soulignant une tendance inquiétante pour l'avenir démographique du pays.
Alors que la population chinoise diminue pour la quatrième année consécutive, des efforts des autorités pour inverser ce déclin semblent à peine affecter le résultat. Malgré la suppression de la politique de l'enfant unique en 2016, le taux de natalité continue de baisser, selon les données du Bureau national des statistiques (BNS). La légère remontée observée en 2024, où le taux a atteint 6,77 pour 1.000 habitants, ne semble pas être qu’un épiphénomène.
Le vieillissement rapide de la population est un problème que les autorités tentent d'endiguer par diverses mesures, comme des subventions pour la garde d'enfants ou même des incitations controversées, telles que la taxation des préservatifs. Le démographe Wang Feng a souligné : "Chaque année, le coût de la vie rend plus difficile pour les jeunes couples de fonder une famille, une tendance qui s'accélère avec les préoccupations concernant l'éducation et la carrière."
Avec cette chiure démographique, les projections des Nations unies estiment que la population de la Chine pourrait tomber à 633 millions d'ici 2100. Ce déclin majeur pose des défis non seulement économiques mais aussi sociaux. Les mariages sont, par ailleurs, à l'historique plus bas, ce qui exacerbe la situation. Les jeunes accordent désormais plus d'importance à leurs carrières et sont dissuadés par les coûts croissants associés à l'éducation des enfants.
En 2025, la Chine a également enregistré 11,31 millions de décès, ce qui donne un taux de mortalité de 8,04 pour 1.000 habitants. Ces chiffres indiquent clairement un déséquilibre préoccupant, laissant la population face à une dynamique vieillissante sans réponse efficace jusqu'à présent. La question qui se pose maintenant est de savoir jusqu'où cette tendance pourra-t-elle se poursuivre sans de réelles interventions des décideurs politiques.







