Invitée sur le plateau de BFMTV, la ministre des Comptes publics a présenté sa feuille de route pour atteindre un déficit maîtrisé et moins de prélèvements obligatoires d'ici 2026.
Lors de son intervention le 19 janvier, Amélie de Montchalin a affirmé : "Notre objectif est un déficit de 5 % et des prélèvements obligatoires en baisse par rapport à 2019." Ses propos s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie plus large comprenant 70 mesures, destinées à guider les ministères dans la rationalisation de leurs dépenses.
Ces mesures, qui incluent des directives sur la suppression et la fusion de certaines agences, visent à assainir les finances publiques françaises.
Parmi les secteurs visés, la ministre a mentionné des réductions dans les budgets de communication et les commandes publiques. Cette approche s’appuie sur une logique de rigueur collective. Samedi dernier, Sébastien Lecornu avait souligné que pour la première fois, les dépenses ministérielles en euros courants devraient diminuer, un objectif déjà évoqué par Le Parisien.
Sauver le budget : une priorité affichée
En promettant une réduction des prélèvements obligatoires d’ici 2026, Mme de Montchalin rappelle que le taux était de 44,1 % du PIB en 2019, avec une prévision à 43,9 % pour 2026, comme l’indique l'Insee. Ce chiffre reste une référence cruciale, car c'est également l'année où le déficit était inférieur à 3 %.
Concernant les procédures budgétaires, la ministre a évoqué l’incertitude entourant l’éventuelle utilisation de l'article 49.3. Si cela échoue, cela pourrait engendrer non seulement une absence de budget, mais également mettre en péril la stabilité du gouvernement. Des experts s'inquiètent des conséquences d'une telle démarche. Selon un analyste du ministère, "la stabilité politique pourrait être en jeu si le 49.3 est mal utilisé".
Dans les jours à venir, le gouvernement évaluera s'il a suffisamment de soutien pour avancer sur l'utilisation de cette procédure. Amélie de Montchalin insiste sur l'importance de "sauver le budget" et, si nécessaire, de prioriser les besoins financiers de la France au-dessus des enjeux politiques personnels.







