Alors que les discussions entre Ukrainiens, Russes et Américains s'intensifient à Abu Dhabi, l'Ukraine dépeint une « nuit de terreur » marquée par des frappes russes qui ont causé un mort et 27 blessés. Ces bombardements surviennent alors que les participants tentent d'ouvrir un dialogue sur un potentiel règlement du conflit.
Des frappes russes en pleins pourparlers sur le règlement du conflit
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a dénoncé avec véhémence cette escalade de violence, affirmant que le président russe, Vladimir Poutine, mène une offensive cynique en ordonnant des frappes massives durant les négociations. « Ses missiles ne frappent pas seulement des civils, mais aussi l'espoir de paix à la table des négociations », a-t-il déclaré.
Reprise de pourparlers difficiles
Les négociateurs ont repris leurs échanges à Abu Dhabi ce samedi, portant sur les conséquences de quatre ans de conflit, notamment les questions territoriales autour du Donbass. Le Kremlin maintient sa position, exigeant le retrait des forces ukrainiennes de cette région, majoritairement contrôlée par la Russie.
Roustem Oumerov, le chef de délégation ukrainienne, a indiqué que les discussions préliminaires se sont centrées sur les « paramètres nécessaires pour mettre fin à la guerre ». Le président Zelensky, quant à lui, a souligné que « la volonté de paix doit être partagée aussi bien par l'Ukraine que par la Russie ».
Ces pourparlers représentent une avancée sans précédent, permettant un échange direct entre Moscou et Kiev, malgré l'absence notable d'experts européens qui craignent des compromis trop favorables à la Russie. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a précisé que la délégation russe est dirigée par le général Igor Kostioukov, un acteur clé du renseignement militaire, renforçant ainsi la gravité des enjeux en cours.







