La situation en Iran devient de plus en plus alarmante. Le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a annoncé des procès rapides pour les manifestants arrêtés lors des récentes vagues de contestation, et a promis des sanctions « sans la moindre clémence » pour ceux qui seront jugés coupables. Les organisations de défense des droits humains estiment qu'entre plusieurs milliers et des dizaines de milliers de personnes ont été interpellées depuis le début de ce mouvement social marquant.
« Le peuple exige que les accusés, y compris les instigateurs des émeutes, soient jugés au plus vite », a déclaré Ejeï selon l'agence Mizan, un média proche des autorités. Il a souligné que la justice requerrait de juger et de punir sévèrement tous ceux qui, armés, auraient causé des morts ou commis des actes de destruction. Ce discours renforce les craintes que les poursuites judiciaires soient principalement un outil de répression.
Des vidéos diffusées sur la télévision d'État ont mis en scène le chef du pouvoir judiciaire interrogeant des manifestants, ce qui suscite des inquiétudes concernant des aveux forcés. Les organisations non gouvernementales (ONG), comme Amnesty International, rapportent régulièrement sur la brutalité des forces de sécurité, y compris l’usage de balles réelles sur des manifestants pacifiques, malgré la difficulté d'obtenir des informations précises en raison des coupures d'internet.
Ces événements surviennent au milieu d'une crise sociopolitique profonde, où les Iraniens revendiquent des réformes tout en risquant de lourdes peines. Le monde entier regarde, tandis que les voix de la résistance continuent d'exiger justice et dignité.







