Le ministre de l’Énergie a affirmé que l'attaque n'a pas eu l'impact redouté. « De nombreux éléments indiquent qu’elle pourrait avoir été orchestrée depuis l'Iran », a déclaré jeudi Krzysztof Gawkowski, ministre du Numérique.
Le Centre national de recherche nucléaire de Pologne a connu une tentative d'intrusion récemment, et le ministre a confirmé que « l’attaque a été repoussée avec succès ». Lors d'un entretien sur TVN24, il a ajouté que si des premiers indices suggèrent une origine iranienne, il ne faut pas écarter l'idée d'une manipulation possible. « Il pourrait s'agir d'une sorte de camouflage », a-t-il ajouté.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les autorités polonaises ont maintenu un niveau d’alerte très élevé. « Nous avons été confrontés à des incidents qui pourraient être liés à des menaces provenant de cette région », a-t-il souligné.
Étonnamment, la Pologne, dont l'économie énergétique repose en grande partie sur le charbon, projette la construction de deux centrales nucléaires majeures dans un futur proche. Cela soulève des questions sur les implications de telles cyberattaques pour son programme énergétique.
Karol Nawrocki, président nationaliste, a récemment déclaré que le pays « doit commencer à envisager des défenses nucléaires ». Parallèlement, le Premier ministre Donald Tusk a évoqué des discussions sérieuses concernant un projet de dissuasion avancé proposé par Emmanuel Macron.
Cet événement souligne la vulnérabilité croissante des infrastructures critiques face aux cybermenaces et le besoin urgent d'une coopération internationale pour contrer ces attaques.







