L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, connue sous le nom d'Unrwa, a annoncé dimanche 25 janvier que son siège partiellement détruit à Jérusalem-Est avait été incendié. Les autorités israéliennes, qui avaient précédemment saisi et entamé la démolition des locaux, n'ont pas fourni d'explications concernant la cause de cet incendie.
Unrwa a condamné ce qui a été qualifié « d'agression continue pour démanteler le statut des réfugiés palestiniens ». Dans un communiqué, l'agence a déclaré : « Après avoir été pris d'assaut et détruit, le siège de l'Unrwa à Jérusalem-Est occupée a maintenant été incendié ».
Les pompiers, appelés sur les lieux, ont indiqué qu'ils tentaient d'éteindre le feu mais n'ont pas non plus précisé les circonstances de l'incendie. Le porte-parole de l'Unrwa, Jonathan Fowler, a souligné lors d'un échange avec l'AFP que, comme tout État membre des Nations unies, Israël est « légalement tenu de protéger et de respecter les installations des Nations unies ».
Créée pour assister les centaines de milliers de Palestiniens déplacés lors de la création d'Israël en 1948, l'Unrwa assure l'enregistrement des réfugiés ainsi que la fourniture de services de santé et d'éducation dans les Territoires palestiniens, au Liban, en Syrie et en Jordanie.
Il est important de noter que depuis janvier 2025, le complexe de l'Unrwa à Jérusalem-Est n'accueille plus de personnel, suite à une loi interdisant toute activité de l'organisation dans la région. La situation demeure tendue, les autorités israéliennes à plusieurs reprises insinuant que certains employés de l'Unrwa auraient participé à des attaques, notamment lors de celle du Hamas en octobre 2023.
Si l'Unrwa fait toujours l'objet d'examens minutieux, des enquêtes ont indiqué des « problèmes liés à la neutralité » dans ses pratiques. Cependant, aucune preuve solide n'a été présentée par Israël pour étayer ses accusations.
Alors que les tensions persistent, la communauté internationale surveille de près les événements à Jérusalem-Est, soulevant des interrogations sur l'avenir des services essentiels fournis par l'Unrwa aux réfugiés palestiniens, déjà fragilisés par des années de conflit.







