La France a récemment réaffirmé son soutien à l’inscription du Corps des Gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Cette annonce, effectuée mercredi par l’Élysée, s’inscrit dans un contexte où le corps armé de la République islamique est accusé d'être à l'origine de la répression brutale d'un mouvement contestataire qui a causé des milliers de décès, selon des témoignages d'organisations internationales de droits de l’homme.
En effet, l’Italie va également proposer aux autres États membres de renforcer cette approche. Le soutien français pourrait jouer un rôle déterminant dans la décision finale. L'Iran, pour sa part, a mis en garde contre ce qu'il considère comme des "conséquences destructrices" d'une telle inscription, soulignant ainsi l’escalade des tensions entre Téhéran et les nations occidentales.
Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a affirmé sur X que la « répression insoutenable » des manifestations pacifiques en Iran ne pouvait rester sans réponse. Il a promis, avec ses partenaires européens, de prendre des sanctions contre ceux jugés responsables de ces violations graves. Ces sanctions incluront potentiellement une interdiction d'accès au territoire européen et le gel des actifs financiers.
Des bilans récents font état de 6 221 personnes tuées durant la répression des manifestations, un chiffre avancé par l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis. Cette organisation, qui se concentre sur les violations des droits de l'homme, estime que le bilan pourrait être encore plus lourd, avec des milliers d'autres décès potentiels à confirmer et plus de 42 324 personnes arrêtées. L'ampleur de la répression semble sans précédent dans l'histoire contemporaine iranienne, comme l'a souligné la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Donald Trump, de son côté, a souligné que le temps était compté avant une opération contre l'Iran. Téhéran a réagi rapidement, promettant de répondre « comme jamais » à toute agression.







