La télévision suisse est plongée dans une controverse majeure suite à des déclarations faites par le commentateur Stefan Renna sur Adam Edelman, membre de l'équipe de bobsleigh israélienne, les "Shul Runnings". Alors que l'équipage se préparait pour sa première participation aux JO d'hiver, Renna a ouvertement remis en question la présence d'Edelman à Milan-Cortina, le qualifiant de "sioniste jusqu'à la moelle" et incriminant son soutien à des positions controversées concernant Gaza.
Ce débat a suscité une forte réaction sur les réseaux sociaux. Dans son commentaire, Stefan Renna a évoqué la tendance d'Edelman à publier des messages sur les réseaux sociaux en faveur de l'intervention militaire israélienne, invoquant des termes comme le "génocide", tel que l'a qualifié une commission d'enquête de l'ONU. Ce climat tendu a engendré une demande de clarification sur la présence d'Edelman durant les JO.
"Shul" signifie "synagogue" en yiddish, a souligné Franceinfo, expliquant la signification derrière le nom de l'équipe. Pendant la diffusion, Renna a révélé que, sur Instagram, Edelman s'était déjà moqué de critiques telles que les écrits "Free Palestine" à Lillehammer et avait peu de respect pour les manifestations pacifistes. Cette déclaration a été perçue par certains comme une caution à la violence.
En réaction à ces déclarations, Edelman a pris la parole sur ses réseaux sociaux, affirmant : "L'équipe des Shul Runnings est composée de fierté israélienne et de passion pour le sport. Nous n'avons aucune ambition d'entraîneur, juste des rêves et une détermination". Cela dénote son mécontentement face à la diatribe publique à son égard, alors que l'équipe espérait susciter l'unité et non la division.
Cette polémique survient dans un contexte de tensions géopolitiques exacerbées. Par ailleurs, le CIO a récemment disqualifié un athlète ukrainien, Vladislav Heraskevych, pour avoir voulu rendre hommage à ses camarades tombés dans le conflit avec la Russie, un acte de bravoure qui lui a valu une réaction négative de la part des instances dirigeantes des JO. Les jeux olympiques apparaissent ainsi comme un terrain fertile aux discours politiques et aux controverses.







