Les autorités gabonaises ont pris la décision, mercredi, de couper l'accès à plusieurs plateformes de réseaux sociaux, notamment Facebook et TikTok. Selon la présidence du Gabon, cette mesure vise à préserver la "stabilité et la sécurité" du pays et est présentée comme "temporaire" en attendant l'instauration de réglementations pour encadrer leur utilisation.
Cette décision a suscité de vives réactions parmi la population et les experts. Pour certains, ce choix s'inscrit dans une volonté de contrôler les informations circulant sur internet. Jean-Luc Nguema, spécialiste en communication à l’Université Omar Bongo, affirme que "la restriction d’accès aux réseaux sociaux est souvent perçue comme un outil de répression, qui entrave la liberté d'expression et la démocratie".
Dans cette dynamique, on observe un parallèle intéressant avec d'autres pays d'Afrique. Au Sénégal, par exemple, la situation des réseaux sociaux est également au cœur des débats, surtout dans le contexte récent de manifestations et de tensions étudiantes, comme l’illustre l'affaire tragique d’un étudiant décédé sous la garde des forces de l’ordre, selon Le Quotidien.
En revanche, au Kenya, le ministère de la Santé a récemment lancé un nouveau traitement contre le VIH qui sera administré à grande échelle, illustrant ainsi un paysage en évolution et contrastant avec les restrictions imposées ailleurs. Le traitement, lenacapavir, promet de révolutionner la prévention du VIH, comme le rapporte Bastian Renouil.
En RD Congo, la célébration des 20 ans de la Constitution a également mis en évidence des enjeux de gouvernance similaires, alors que le pays navigue en permanence entre défis politiques et sécuritaires. Aurélie Bazzara-Kibangula souligne que le colloque autour de cette commémoration est révélateur des tensions présentes dans l'est du pays.
Pour conclure, bien que les craintes des autorités gabonaises soient compréhensibles, la coupure des réseaux sociaux pourrait avoir des conséquences non seulement sur la communication, mais aussi sur la perception de la légitimité du gouvernement par les citoyens. Les voix de la société civile et des experts continuent de s'élever pour plaider en faveur d'une approche plus ouverte et régulée.







