La porte-parole du gouvernement américain a souligné, mercredi, que l'Iran serait "bien avisé" de finaliser un accord avec les États-Unis, notant les multiples raisons qui pourraient inciter Washington à agir contre Téhéran. Ces déclarations interviennent à la suite d'une deuxième session de pourparlers indirects, tenus près de Genève. Les deux parties ont convenu de poursuivre leurs échanges, malgré le climat tendu dans la région.
Le 18 février, les États-Unis ont mis en garde l'Iran, affirmant qu'un accord serait sage face aux nombreuses incitations militaires à l'action. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a émis cette mise en garde après que Téhéran a annoncé travailler à "l'élaboration d'un cadre" pour faire avancer ses discussions avec Washington. En parallèle, l'ancien président Donald Trump a conseillé au Royaume-Uni de ne pas céder une base militaire dans l'océan Indien, soulignant son importance stratégique en cas de conflit avec l'Iran.
Les négociations entre les deux nations ont été entamées grâce à la médiation d'Oman, et le climat reste tendu, amplifié par le renforcement des déploiements militaires américains dans le Golfe. À l'issue des pourparlers, les États-Unis ont signalé leur disposition à faire avancer le dialogue, bien que les divergences demeurent significatives.
Karoline Leavitt a souligné que "de multiples raisons plaident en faveur d'une action contre l'Iran", ajoutant que le pays gagnerait à conclure un accord avec la Maison Blanche. Chris Wright, le secrétaire américain à l'Énergie, a également rappelé que les États-Unis s'opposeront fermement à toute revendication iranienne concernant l'armement nucléaire.
Washington a récemment déployé deux porte-avions dans la région, augmentant ainsi les troupes américaines et leur équipement militaire dans les bases de la zone, lesquelles pourraient être vulnérables à une éventuelle riposte de Téhéran.
Des perspectives de dialogue
Au cours d’un appel avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafaël Grossi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a évoqué l'élaboration d'un cadre préliminaire pour les prochains pourparlers. Grossi a assuré que l'AIEA était prête à soutenir les discussions, notamment en vérifiant la conformité du programme nucléaire iranien.
L'Iran, qui prétend ne pas viser à se doter d'armes nucléaires, souhaite encadrer les discussions autour de son programme nucléaire, en exigeant en échange la levée des sanctions économiques qui frappent son pays. Du coté américain, la négociation devrait également prendre en compte le développement des missiles balistiques iraniens et le soutien apporté aux groupes armés dans la région.
Les tensions s'intensifient également sur le plan militaire. Les Gardiens de la Révolution mènent des exercices dans le détroit d'Ormuz, alors que l'Iran menace de fermer cette voie stratégique en cas d'affrontements. Les implications de ces développements sont importantes, notamment pour les échanges commerciaux mondiaux.
À l'issue des discussions, le vice-président américain JD Vance a déclaré que bien que le dialogue persiste, il était évident que des lignes rouges avaient été établies qui n'étaient pas encore acceptées par les Iraniens. La nécessité d'un accord se fait sentir alors que les tensions restent palpables.
Avec les informations de l'AFP.







