Le 20 février, le procureur général ukrainien a révélé que dix suspects avaient été appréhendés dans une enquête sur des projets d'assassinat. Le montant de 100 000 dollars aurait été promis par Moscou aux exécutants, rapportent des sources fiables telles que l'Agence France-Presse (AFP).
Ces arrestations ont eu lieu en Ukraine et en Moldavie, où les forces de sécurité ont démantelé un groupe criminel organisé responsable de complots ciblant des personnalités publiques ukrainiennes, y compris des membres influents du régime, comme l'a précisé le procureur général Rouslan Kravtchenko.
« Une vingtaine de perquisitions ont été effectuées, entraînant la saisie d'armes, d'explosifs et d'équipements de communication », a déclaré Kravtchenko. Cette intervention s'inscrit dans une dynamique où l'Ukraine accuse régulièrement la Russie de tenter d'éliminer des figures clés, y compris le président Volodymyr Zelensky.
Des arrestations en Ukraine et en Moldavie
Au total, sept personnes ont été arrêtées en Ukraine, et trois autres, dont le coordinateur des opérations, ont été appréhendées en Moldavie, un pays qui dénonce fréquemment les ingérences russes visant à affaiblir son orientation pro-européenne. Les autorités moldaves ont confirmé que l'enquête avait mis au jour des projets « d'élimination physique de plusieurs personnalités publiques en Ukraine ».
Parmi les cibles, Andriy Yousov, responsable des communications stratégiques au sein des forces armées ukrainiennes, figure en tête de liste. Ce dernier joue également un rôle clé dans les échanges de prisonniers avec la Russie.
« La partie russe avait promis jusqu'à 100 000 dollars aux exécutants, le montant variant selon la notoriété de la cible », a précisé le procureur général ukrainien.
Alors que la Russie n'a pas encore réagi publiquement à ces accusations, ces événements soulignent l'intensification des tensions dans la région, où Kiev et Moscou continuent de s'accuser mutuellement de tentatives d'assassinats.
Cette situation ne fait que rajouter une couche à un conflit déjà complexe où la violence et les complots s'entremêlent, ceux-ci étant souvent justifiés par les acteurs comme des mesures de survie stratégique dans le cadre d'une guerre qui dure depuis presque quatre ans.







