Des étudiants iraniens ont récemment exprimé leur mécontentement à Téhéran, alors que les États-Unis accentuent leur menace militaire.
Au cœur de Téhéran, des étudiants ont réaffirmé leur désir de changement le 21 février, manifestant leur colère après un mouvement de contestation en janvier réprimé violemment par les autorités. Des vidéos montrant des émeutes à l’université de technologie de Sharif, reconnue pour son excellence universitaire, ont circulé sur les réseaux sociaux, témoignant de l'acuité de la situation.
Un rapport de l'agence de presse Fars souligne que ce qui était prévu comme une "manifestation silencieuse et pacifique" est rapidement devenu le théâtre de cris tels que "mort au dictateur", illustrant ainsi la tension croissante entre les étudiants et le gouvernement en place.
La présence navale américaine augmente dans la région
Alors que de telles manifestations s’intensifient, le climat politique est également agité par la présence militaire des États-Unis. Selon des sources militaires, l'armada américaine comprend désormais dix-sept navires de guerre, dont le célèbre porte-avions Gerald Ford, qui a récemment été photographié dans la région. Ce déploiement, exceptionnel pour la région, amplifie la pression sur le régime iranien.
Le porte-avions, accompagné par plusieurs destroyers, représente une intensification significative des capacités militaires américaines dans le Golfe. En réponse, l'Iran a procédé à des exercices militaires en mer d'Oman, en collaboration avec la Russie, soulignant la dynamique complexe du conflit, comme l’a rapporté France 24.
Les déclarations énigmatiques de Trump et la perspective d'un conflit
Les deux nations ont renoué des pourparlers indirects début février, bien que l'équilibre reste fragile depuis l'échec des négociations l'année précédente. Téhéran aspire à un assouplissement des sanctions économiques, tandis que Trump, dans ses déclarations, a laissé entendre qu'il envisageait de recourir à la force si les négociations échouaient, indiquant qu’un délai de quinze jours était imposé pour trouver une solution.
Dans un climat si tendu, la position de l'Iran sur ses ambitions nucléaires reste ferme. Les autorités insistent sur leur droit à un programme nucléaire civil, malgré l’opposition des États-Unis, qui continuent de percevoir toute forme d'enrichissement d'uranium comme une menace. Selon des informations relayées par Axios, Washington envisagerait d'autoriser un "enrichissement symbolique et limité", une proposition qui pourrait servir d'issue à la crise actuelle.







