Bien que les pluies se soient atténuées, les niveaux des rivières continuent d'augmenter en Maine-et-Loire, classé en vigilance rouge, avec des prévisions de nouvelles précipitations la semaine prochaine.
Le samedi 21 février 2026 a marqué une poursuite des crues dans l'ouest de la France, malgré une accalmie notable sur les précipitations. Tandis que les rivières restent en vigilance rouge pour certaines zones, la décrue se fait attendre. Les départements de la Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, et Charente-Maritime sont particulièrement affectés, avec neuf autres départements placés en vigilance orange, selon les informations de La Nouvelle République.
À Angers, le maire Christophe Béchu a rapporté que le niveau de la Maine avait atteint un pic de 6,39 m, suivi d'une « légère décrue ». Cependant, il a précisé qu'il n'y avait « pas encore de visibilité » sur la rapidité et la durée de cette décrue. Des pluies supplémentaires sont cependant annoncées dans les jours à venir.
Actuellement, plus de 5.000 habitants ressentent l'impact de cette crue, considérée comme la plus grande depuis 1995 à Angers. De nombreuses rues sont inaccessibles, et des planches ont été mises en place pour permettre aux résidents de faire face à l'eau. Le réseau de tramway connaît également d'importantes perturbations, certaines voies étant totalement immergées.
À Saumur, la Loire pourrait atteindre 5,15 m ce soir, un niveau qui n'avait pas été observé depuis 1983. La municipalité s'attend à une décrue immédiate une fois ce seuil franchi, tandis que quatre communes ont déjà pris des mesures d'évacuation préventive.
Une lente décrue en Gironde
La situation en Loire-Atlantique est préoccupante ; de nombreuses routes sont fermées et la circulation des trains régionaux est affectée entre Angers et Nantes. À Saintes, en Charente-Maritime, des curieux se sont aventurés sur les madriers flottants installés dans les rues par beau temps. La décrue ne devrait s'opérer qu'en milieu de semaine prochaine.
En Gironde, la Garonne commence lentement à se retirer, mais elle a laissé derrière elle des campagnes détrempées, des bâtiments agricoles endommagés et des arbres déracinés. À La Réole, le fleuve a baissé de près de deux mètres, mais son étalement demeure impressionnant.







