Donald Trump maintient le suspense : vendredi, il a clairement affiché son irritation envers l'Iran, tout en affirmant n'avoir pas encore pris de « décision finale » concernant d'éventuelles frappes. Les États-Unis ont d'ailleurs conseillé à leur personnel de quitter Israël pour des raisons de sécurité. « Je ne suis pas satisfait des négociations iraniennes », a déclaré Trump, au lendemain de la dernière session de discussions à Genève, qui fost le cadre d'une médiation omanaise.
Tout en déclarant vouloir éviter la guerre, le président américain prend en considération le déploiement militaire américain le plus important dans la région depuis des décennies. Face à cette escalade, le secrétaire d'État Marco Rubio doit se rendre en Israël, un pays crucial dans cette dynamique conflictuelle, où Téhéran a récemment riposté à des attaques israéliennes.
Risque d’escalade militaire
Pour Hamid Beiranvand, un citoyen iranien, « aucune concession ne doit être faite aux Américains ». En revanche, Ali Bagheri, un autre Iranien, exprime le besoin d'une « ouverture économique », tout en étant sceptique quant à une solution satisfaisante face aux exigences américaines. Les États-Unis, quant à eux, veulent interdire l’enrichissement d'uranium et limiter le programme balistique iranien, deux revendications que Téhéran refuse catégoriquement de reconnaître.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a récemment appelé les États-Unis à éviter « toute exigence excessive » et a tempéré l'optimisme exprimé lors des pourparlers.
La situation est telle que le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, a exprimé ses craintes quant à une escalade militaire régionale. De son côté, la Chine a conseillé à ses ressortissants de quitter l'Iran au plus vite, tandis que le Royaume-Uni et l'Allemagne prennent également des mesures de sécurité pour leur personnel diplomatique.
La paix est à portée de main
Les négociations se poursuivent, avec Oman jouant un rôle clé de médiation. Selon les représentants omanais, des « progrès significatifs » ont été réalisés lors des discussions. La diplomatie iranienne insiste sur la nécessité de trouver un terrain d'entente, et le chef de la diplomatie omanaise a affirmé que « la paix est à portée de main ». Toutefois, cette situation complexe nécessite une vigilance accrue. Donald Trump a établi un cadre de 10 à 15 jours pour trancher sur le recours à la force ou la possibilité d'un accord.
Les tensions se sont exacerbées après la répression violente des manifestations en janvier dernier, où Trump avait promis d'accorder son soutien à ceux qui contestent le régime de Téhéran. L'avenir des relations entre les États-Unis et l'Iran reste incertain, et une escalade militaire pourrait engendrer des conséquences considérables.







