L'armée américaine a effectué le déploiement inaugural de ses missiles PrSM (Precision Strike Missile) lors de l'opération Epic Fury. Lancé depuis un système HIMARS, ce nouveau modèle de Lockheed Martin remplace l'ATACMS avec une portée impressionnante qui atteindra plusieurs centaines de kilomètres.
Alors que les premiers drones « Lucas » étaient déjà en action, les États-Unis ont confirmé l'utilisation des missiles PrSM pour la première fois. Selon The War Zone, cette information a été révélée dans un rapport du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) dans les premières 24 heures des hostilités.
Une vidéo diffusée sur X a montré la silhouette élégante du PrSM, « tiré d'un lanceur de roquettes d'artillerie à haute mobilité M142 (HIMARS) », d’après des sources spécialisées. Bien que son déploiement n’ait pas encore reçu de confirmation officielle, il semble que ce soit le premier engagement réel des missiles mis en service il y a environ deux ans.
Une ogive de près de 100 kg
Le missile de précision PrSM, développé par Lockheed Martin, affiche une portée qui dépasse celle de l'ATACMS MG-140, utilisés lors des conflits en Irak en 1991 et 2003. Sa conception, notamment la forme et la configuration de ses ailerons, le distingue clairement de ses prédécesseurs.
Avec la capacité d’atteindre des cibles jusqu'à 500 kilomètres, le PrSM vise à atteindre une portée de 650 à 1 000 km. Adapté pour frapper des cibles stratégiques comme les systèmes de défense aérienne, ce missile balistique courte portée est équipé d’une ogive de 90 kg et d’un système de guidage GPS amélioré, lui permettant d’atteindre Mach 3 (environ 3 700 km/h).
Selon Forbes, le contrat en cours attribué à ce missile est évalué à environ 4,94 milliards de dollars, ce qui correspond à un coût d'environ 3,8 millions de dollars par unité. À titre de comparaison, un missile Tomahawk se chiffre à environ 1,3 million de dollars. Heureusement, les récentes commandes de PrSM ont été ajustées à la baisse, fixant le coût à 1,6 million de dollars par missile pour les livraisons en 2025 et 2026.







