La France face à la crise du détroit d'Ormuz : un engagement international en marche

Emmanuel Macron annonce la disponibilité de la France pour sécuriser le détroit d'Ormuz.
La France face à la crise du détroit d'Ormuz : un engagement international en marche

Samedi 21 mars, Emmanuel Macron a exprimé son soutien aux efforts internationaux pour rétablir la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz.

La France a affiché son intention de "contribuer aux efforts appropriés pour garantir la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz". Dans un communiqué commun du 21 mars, il a été rappelé que "la liberté de navigation est un principe fondamental du droit international, comme le stipule la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer".

Le communiqué a été signé par de nombreux dirigeants, y compris ceux des Pays-Bas, d'Italie, du Royaume-Uni, ainsi que du Japon et des Émirats arabes unis. Toutefois, lors d'une déclaration à Bruxelles le 19 mars, Macron a prévenu : "Nous ne participerons à aucune action militaire dans le cadre des opérations en cours au Moyen-Orient".

Selon les militaires américains, "la capacité de l'Iran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz est désormais limitée". L'amiral Brad Cooper, chef du commandement militaire américain, a affirmé avoir "non seulement détruit des installations, mais aussi neutralisé des postes de surveillance" des mouvements navals.

"Le détroit est ouvert"

Le 20 mars, l'Iran a assuré qu'il était prêt à garantir un passage sécurisé pour les navires japonais dans le détroit d'Ormuz, déclarant que "le détroit est ouvert". Abbas Araghtchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a précisé que le pays ne bloquerait l'accès qu'aux nations que l'Iran considère comme des agresseurs.

De plus, la marine iranienne a escorté un pétrolier indien dans le détroit suite à un accord diplomatique, comme l'a rapporté Bloomberg. Les chiffres montrent une nette diminution du trafic maritime : avant, environ 138 navires passaient quotidiennement, contre seulement 99 depuis le début mars, soit une moyenne de cinq à six par jour.

Alors que les tensions perdurent, l'armée iranienne a récemment menacé d'attaquer la ville de Ras el Khaïmah, émirat des Émirats, si de nouvelles agressions étaient perpétrées depuis là.

Les Américains lèvent une partie des sanctions sur le pétrole iranien

Pour tenter de ralentir la hausse des prix du pétrole, Washington a annoncé une levée partielle des sanctions sur le pétrole iranien, permettant la vente de produits pétroliers déjà en mer avant le 20 mars. Scott Bessent, ministre des Finances, a précisé qu'il s'agit d'une "autorisation limitée" ne s'appliquant qu'aux cargaisons existantes et excluant de nouveaux achats.

Par ailleurs, les États-Unis poursuivent leur opération militaire contre l'Iran. Selon l'agence de presse iranienne Tasnim, des frappes ont été effectuées sur l'usine d'enrichissement d’uranium de Natanz, sans rapport de fuites de matières radioactives.

L'armée israélienne lance de nouvelles frappes sur Beyrouth

Le 21 mars, Tsahal a effectué de nouvelles frappes sur Beyrouth, ordonnant l'évacuation des habitants des environs. En réponse, le Hezbollah a revendiqué des attaques contre des cibles israéliennes.

Les nations arabes, notamment l'Égypte et le Qatar, ont condamné les frappes israéliennes sur la Syrie, qualifiant les justifications de ces actes de "prétextes trompeurs". Israël, de son côté, soutient qu'il agit en réponse à des menaces contre sa population.

Les attaques israéliennes contre l'Iran ont repris, tandis que Téhéran a tenté de viser une base militaire américaine dans l'océan Indien. Selon le Wall Street Journal, cette attaque n’a pas été concluante. Des frappes de drones ont également été signalées près de Bagdad et d'autres zones stratégiques.

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