L'Iran a mené deux attaques significatives samedi dans le sud d'Israël, laissant derrière elles une centaine de blessés et provoquant des destructions majeures. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réaffirmé sa détermination à réagir "sur tous les fronts".
Au moins 59 individus, dont six gravement touchés, ont été blessés par le premier tir de missile qui a frappé Arad, une ville du sud d'Israël. Le bilan pourrait encore s'alourdir alors que les secours continuent d'évaluer les dégâts. Des images diffusées par l'AFP montrent des équipes de secours intervenant dans un bâtiment endommagé en plein quartier résidentiel à Arad.
Un précédent missile a été tiré en direction de Dimona, une ville stratégique qui abrite un important centre de recherche nucléaire. Cet assaut a également fait une trentaine de blessés. "C'est une soirée particulièrement difficile dans notre combat pour l'avenir", a déclaré Netanyahu, soulignant la volonté d'Israël de continuer à frapper ses adversaires.
Aujourd'hui, les hostilités au Moyen-Orient ne se limitent plus à des cibles militaires, mais s'étendent à des installations nucléaires. En effet, l'Iran a revendiqué ces frappes en tant que riposte à des frappes israéliennes contre sa propre infrastructure nucléaire à Natanz, selon des rapports d'France 24.
Le site de Dimona, situé à proximité d'une zone résidentielle, a été gravement endommagé, laissant un large cratère au centre de la destruction. Les services d'urgence ont déclaré qu'aucune fuite radioactive n'avait été détectée, mais la situation reste préoccupante. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé à la prudence afin d'éviter tout accident nucléaire potentiel.
Alors que le conflit s'intensifie, le Kremlin a condamné ces frappes, évoquant les "risques réels" d'une catastrophe qui pourrait avoir un impact sur l'ensemble du Moyen-Orient. Le blocage de la voie maritime stratégique du détroit d'Ormuz par l'Iran exacerbe également les tensions, augmentant les prix des hydrocarbures sur le marché mondial.
L'amiral Brad Cooper du commandement militaire américain a déclaré que plusieurs installations iraniennes avaient été ciblées cette semaine, augmentant ainsi la portée des opérations militaires dans la région. Des pays tels que les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France, et le Japon ont annoncé leur soutien pour le rétablissement de la sécurité dans le détroit.
Malgré cela, Netanyahu a averti que les frappes israéliennes en Iran devraient s'intensifier dans les jours à venir. "Nous ne céderons pas tant que nos objectifs de sécurité ne seront pas atteints", a insisté le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.
La situation demeure tendue, les derniers événements étant marqués par l'échec d'une tentative iranienne d'attaquer des bases militaires américaines et britanniques, révélant des capacités militaires qui dépassent les estimations précédentes, selon l'expert français Etienne Marcuz sur X.







