Le Royaume-Uni est actuellement confronté à une recrudescence des cas de méningite à méningocoque B, ayant déjà causé deux décès dans le sud-est de l'Angleterre. En France, le décès d'une femme à Cherbourg suscite des interrogations sur les risques de propagation et les précautions à prendre.
Depuis quelques semaines, le sud-est de l’Angleterre est touché par une épidémie de méningite à méningocoque B qui a déjà englouti deux vies et entraîné près de trente autres cas. Le 21 mars, plus de 400 personnes se sont précipitées sur le campus de l'université du Kent pour recevoir le vaccin dans le cadre d'une campagne de vaccination ciblée, initiée par les autorités sanitaires.
En tout, selon l'agence de sécurité sanitaire UKHSA, 5 764 vaccins ont été administrés dans la région, accompagnés de la distribution de 11 010 doses d'antibiotiques.
De l'autre côté de la Manche, en France, une salariée de la société Orano est morte jeudi 19 mars à Cherbourg. L’entreprise a précisé qu’aucun lien n’a été établi avec l’épidémie régnante en Grande-Bretagne. Environ 50 cas contacts ont été identifiés et ont reçu un traitement antibiotique préventif, tout en étant isolés chez eux pendant dix jours.
Une infection grave
La méningite est une infection menaçante qui affecte les membranes entourant le cerveau et la moelle épinière. Bien qu'elle puisse être déclenchée par des virus ou des champignons, la forme bactérienne, en particulier celle causée par le méningocoque, représente le plus grand risque. Cette maladie peut progresser extrêmement rapidement et conduire à la mort dans un délai de 24 heures si elle n'est pas traitée de manière adéquate.
Des experts tirent la sonnette d'alarme sur l'importance de la vigilance et de l'immunisation, en revanche, la situation reste sous contrôle pour le moment. Les victimes de cette épidémie devraient inciter chacun à se faire vacciner. D'après les déclarations de l’UKHSA, il est essentiel pour la population de comprendre les symptômes et d’agir promptement.







