Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a récemment reçu un soutien fort du gouvernement après avoir été attaqué sur les ondes de CNews. Les ministres de l'Intérieur et de la Culture ont condamné ces « attaques ignobles » visant ce nouvel élu.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré à l'Assemblée nationale qu'il envisageait des « poursuites pénales » contre les instigateurs de ces propos. Il a qualifié ces attaques de « absolument inacceptables », mettant l'accent sur la nécessité d'évaluer si des actes de discrimination raciale ou d'injures publiques ont été commis. Si ces éléments sont confirmés, le gouvernement sera alors prêt à agir légalement.
Nuñez a réitéré son indignation sur RTL, affirmant que la République française doit reconnaître tous ses enfants indépendamment de leur origine et que de tels comportements ne devraient pas être tolérés. Il a également reçu le soutien de Catherine Pégard, la ministre de la Culture, qui a exprimé sa colère face aux attaques subies par Bagayoko.
En réponse à cette situation, des membres de l'opposition, dont les députés écologistes et communistes, ont fustigé le gouvernement pour son silence face à ce qu'ils considèrent comme un déferlement de haine raciste. Benjamin Lucas-Lundy, porte-parole du groupe écologiste, a appelé à des actions concrètes et à une réaction plus ferme de la part du président Emmanuel Macron.
« Un silence assourdissant » est le terme utilisé par Stéphane Peu, président du groupe communiste, pour dénoncer l'inaction du gouvernement face à ces incitations à la haine, qui, selon lui, se sont intensifiées depuis des semaines.
Bally Bagayoko, la cible de ces attaques, a indiqué qu'il serait très prochainement organisé un rassemblement citoyen pour promouvoir l'inclusion et la diversité. Lors d'une précédente intervention, il avait souscrit à une déclaration commune pour marquer la solidarité parmi les élus face aux abus de ce type.
La situation de Bagayoko fait désormais l'objet de discussions plus larges au sein du gouvernement, qui doit peser la nécessité d'intervenir de manière légale contre la montée du racisme dans le discours public, en particulier sur les chaînes d’informations. CNews, désignée comme un vecteur de cette haine, a suscité des appels à la régulation plus stricte des contenus diffusés.







